« Tout est bon dans le poisson » : dans le Finistère, la cité de la pêche Haliotika propose une nouvelle exposition

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C’est au port de pêche du Guilvinec, bénéficiant d’une vue panoramique sur l’océan et les bateaux qu’Haliotika, la Cité de la pêche, accueille chaque année des milliers de personnes. En ce mois d’avril, on peut y découvrir la toute nouvelle thématique « Tout est bon dans le poisson », de la pêche à l’assiette sans oublier les produits dérivés. Dans cette exposition, rien n’a été oublié dans les différentes étapes du parcours du poisson.

« On ne pêche pas n’importe quoi, n’importe quand et n’importe où »

Après avoir admiré la vue panoramique, on est transporté dans le monde de la pêche, de la débarque, aux métiers de la pêche, jusqu’à l’assiette et les produits dérivés. Pour être au plus proche de la réalité des pêcheurs, on visite virtuellement un chalutier. L’occasion de découvrir l’état des ressources et la traçabilité des poissons à l’aide de jeux, ainsi que les techniques de pêche au chalut. « On ne pêche pas n’importe quoi, n’importe quand et n’importe où. Les gens sont étonnés de savoir qu’il y a une saisonnalité des poissons comme les fruits et légumes » explique Olivia Moysan, responsable de la communication.

Place ensuite à la partie « débarque » avec une vue imprenable sur la Criée. « Il est possible de la visiter et d’assister à la vente aux enchères des poissons. Même si, aujourd’hui, la plupart des ventes se font via Internet et non en présentiel, c’est à voir ! ».

Après avoir manipulé une grue, un jouet bien sûr mais qui plaît aussi bien aux parents qu’aux enfants, et écouté les interviews audios des professionnels de la pêche et des bénévoles qui aident à la débarque tous les jours, vient l’étape de mareyage et de fileyeur. « On peut enfiler une blouse blanche et s’entraîner à fileter virtuellement » précise Olivia Moysan. Et même se mettre dans la peau d’un transporteur grâce à un simulateur de conduite d’un camion transportant le poisson frais acheminé ainsi jusqu’aux poissonneries et dans les restaurants.

Le diplôme du petit moussaillon pour les enfants

« Nous avons créé un étal virtuel plus vrai que nature avec différents poissons, une cuisine et une grande table avec des recettes qui passent en boucle virtuellement » ajoute notre hôte. En fin de parcours, on se retrouve alors dans un laboratoire virtuel où est expliqué que faire avec ce qu’on ne mange pas dans le poisson : compléments alimentaires dont de l’Oméga et du collagène marin, des sacs et bijoux avec des peaux de poissons, des manches de couteau ou des lunettes avec de la poudre de coquille d’huîtres.

A l’issue du parcours, les enfants reçoivent le diplôme du petit moussaillon du Guilvinec. « Avant de débuter la visite, on leur donne un petit livret de jeux avec des questions pour découvrir quel métier de la pêche leur convient le mieux ». Outre cette exposition, un chalutier hauturier reconstitué est aussi accessible et des ateliers thématiques sont également organisés ponctuellement.

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