Dix-sept ans après le choc de Jacques Audiard, Un Prophète renaît en série sur Canal+ ce lundi 2 mars. Découvrez les secrets de tournage de ce reboot magistral porté par le jeune Mamadou Sidibé.
C'est un monument du cinéma français qui s'offre une seconde vie. En 2009, le film Un Prophète (Notre avis) de Jacques Audiard, qui révélait Tahar Rahim, marquait l'histoire en remportant neuf César. Dix-sept ans plus tard, le réalisateur italien Enrico Maria Artale revisite ce chef-d'œuvre, avec les mêmes producteurs et auteurs dans une série éponyme de huit épisodes que diffuse Canal+ à partir du lundi 2 mars. Cette adaptation reste fidèle à l'ADN d'origine en faisant écho à la société actuelle. Elle plante le décor à Marseille. Le jeune Mamadou Sidibé, qui fait ses premiers pas d’acteur, succède à Tahar Rahim dans le rôle de l’énigmatique Malik, face à Sami Bouajila (vu dans Braqueurs sur Netflix) magistral dans la peau de Massoud, un promoteur véreux. Jeune immigré comorien, Malik est incarcéré pour possession de drogue. Détenu aux Baumettes, il lutte pour sa survie. Son destin est façonné par ses rencontres, dont celle de Rony, le bibliothécaire qui devient son mentor et l’initie à la littérature, puis celle de Massoud, dont il devient le larbin. Entre et hors les murs, il va devoir naviguer entre les clans, comprendre les codes du système carcéral et s’imposer dans cet univers de violence avec pour seules armes, son instinct et son intelligence.
Où a été tournée la série Un Prophète ? Le secret du décor des Baumettes
La série offre une immersion si réaliste que beaucoup de spectateurs se demanderont si les épisodes ont vraiment été tournés au Centre pénitentiaire des Baumettes ? Si l'ombre de Marseille plane sur la fiction, et que les plans des quartiers ont été filmés dans la Cité Phocéenne, les séquences carcérales, elles, ont été tournées dans un tout autre lieu. Pour des raisons de logistique et de liberté artistique, c'est en Italie, dans la région des Pouilles, que la prison dans laquelle sont détenus Malik (Mamadou Sidibé) et Massoud (Sami Bouajila) a entièrement été reconstituée. Un décor plus vrai que nature, capable de retransmettre cette atmosphère poisseuse et claustrophobe, sans pour autant subir les contraintes de sécurité d'un établissement en activité. Un trompe-l'œil parfait pour une série qui, elle, ne triche pas sur l'émotion.
Qui sont Mamadou Sidibé et Sami Bouajila, les stars de la série ?
Dix-sept après, le réalisateur italien Enrico Maria Artale revisite avec brio le chef-d'œuvre de Jacques Audiard sur le petit écran. D'une poésie noire, cette série bénéficie de la prestation de l'acteur débutant Mamadou Sidibé, d'un naturel confondant, et de Sami Bouajila d'une subtilité rare, dans ce récit assez fascinant qui montre que l'instinct et l'intelligence valent mieux que les armes, et raconte comment la littérature peut sauver des vies. la survie d'un adolescent dans l'enfer carcéral, avec pour seule arme son instinct et son intelligence.
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Certains vivent d'amour et d'eau fraîche. D'autres de fictions. Entre les deux, j’ai fait mon choix et le monde de l'imaginaire est devenu ma réalité. Dans ce multiverse, je suis conviée chez une famille réputée de Mayfair (La Chronique des Bridgerton), je croise près d’un château, un lord dans sa chemise mouillée (Orgueil et Préjugés, Downton Abbey), j’assume ma misanthropie (Seinfeld, Curb Your Enthusiasm), je vole avec des princes de l’espace (Goldorak, Star Wars), je fais le plein de bonté (Ted Lasso) et je garde le cap (Superman). Aussi, je croise le glaive avec Russell Crowe (Gladiator) et Ryan Gosling, suis les conseils avisés des maîtres du cool (Joe Montana et Steph Curry), me grise de vitesse et de spiritualité (Ayrton Senna), bombe le torse tel le King (Éric Cantona) t je n’oublie pas de me détendre (True Crime, Tueur en séries). Mon quotidien tient en trois mots : Observer. Écrire. Rêver.
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