« Une librairie est un lieu où Kafka ou Nietzsche semblent encore vivants, où il n’y a pas de morts »

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Marie Rose Guarniéri, fondatrice de La Librairie des Abbesses, à Paris.

Marie Rose Guarniéri, fondatrice de La Librairie des Abbesses, à Paris. Stephane Grangier - Corbis / Corbis via Getty Images

À l’occasion de la 28e édition de la Fête de la librairie indépendante, samedi, sa fondatrice Marie-Rose Guarniéri raconte pourquoi ce ne sont pas des commerces comme les autres et comment elles entendent le rester.

Samedi se tient la 28e édition de la Fête de la librairie indépendante. Elle rassemblera plus de 700 librairies en France, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. Marie-Rose Guarniéri, fondatrice de la manifestation et de la Librairie des Abbesses, à Paris, a tenu rappeler à travers un communiqué ce qui lui tenait à cœur : « L’importance vitale de ces lieux qui ne sont pas subventionnés et font en sorte que les mots, les pensées, les perceptions, les lumières de nos écrivains jamais ne s’éteignent. » Elle s’appuie sur la dernière enquête du Centre national du livre où l’on découvre la lecture s’écroule avec moins de cinq livres lus chaque année par les Français. « Cette fuite des esprits, ce manque de désir pour cette expérience calme, profonde et silencieuse de la lecture est alarmant, souligne-t-elle. S’éloigner du livre, c’est risquer de payer un prix exorbitant : l’appauvrissement de notre langue et des subtilités de la pensée, la fermeture de notre enclos intérieur…

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Le Figaro

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