Young Sherlock : On s'est régalé devant la série, mais voici pourquoi on a eu un problème avec son acteur principal

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Ce mercredi 4 mars, Guy Ritchie signe son retour en série avec Young Sherlock, consacrée à la jeunesse du célèbre détective crée par Arthur Conan Doyle. Une première malgré les nombreuses fictions qui lui ont été consacrées. Alors ?

Le nom ou l'œuvre de Guy Ritchie ne peuvent être inconnus aux cinéphiles. Le Britannique se fait remarquer au début des années 2000 grâce à des films à succès comme Arnaques, crimes et botanique ou Snatch : Tu braques ou tu raques. Un amour de la comédie d'action qui ne l'a jamais quitté depuis. Ces derniers temps, le réalisateur met d'ailleurs ce talent plutôt au service du format sériel, en témoignent les succès des séries The Gentlemen (dont la saison 2 est attendue prochainement sur Netflix) ou Mobland avec Pierce Brosnan. Ce mercredi 4 mars, il lie sa passion pour ce nouveau format à une autre, qui le hante depuis longtemps... Celle qu'il entretient pour le personnage de Sherlock Holmes.

Le fameux détective sorti tout droit de l'imagination d'Arthur Conan Doyle a connu de nombreuses adaptations sur petit et grand écran à travers le temps. L'une des plus marquantes est celle offerte par Guy Ritchie lui-même, en 2009 et 2011, lorsqu'il attribue le rôle au malicieux Robert Downey Jr. dans les films Sherlock Holmes et Sherlock Holmes : Jeu d'ombres. Quinze ans après sa version cinématographique, le metteur en scène revient donc en série pour raconter la jeunesse de son héros favori sur Prime Video.

Young Sherlock : Guy Ritchie casse toujours la baraque pour décrypter les origines du complexe personnage

Quel amateur du détective Holmes n’a jamais rêvé de découvrir Sherlock (Hero Fiennes-Tiffin) dans sa folle jeunesse ? Avec Young Sherlock, c'est chose faite. Si le début de la série le dépeint comme un jeune adulte indomptable, que son frère Mycroft soit une énième fois tirer du pétrin et, en l'occurrence, de prison, une série de crimes survenant à Oxford, où il s'est fait embaucher comme valet, le met à nouveau rapidement sous le feu des projecteurs. L'occasion de mettre son sens de l'observation hors-normes au service d'une première enquête. Ainsi, avec énergie et malice, Guy Ritchie revisite les racines du personnage dans cette fiction d'époque au style soigné, ainsi que sa rencontre fondatrice avec James Moriarty (Dónal Finn)...

Si la première partie de saison parvient à attraper l'attention grâce à une intrigue classique mais efficace, c'est surtout la seconde partie, qui se concentre davantage sur la famille Holmes, qui s'avère réellement passionnante et touchante. La faute aux jeux de Natascha McElhone et Joseph Fiennes (qui n'est autre que l'oncle de Hero Fiennes-Tiffin) dans le rôle des parents insaisissables.

Young Sherlock : Hero Fiennes-Tiffin, trop beau et trop propre pour jouer Sherlock Holmes ?

Le bémol de la série réside dans le doute autour du choix de l'interprète de Sherlock. À n'en pas douter, Hero Fiennes-Tiffin est un très bel homme, les spectateurs et spectatrices assidues des films After s'en souviennent forcément. Mais cette allure de mannequin ne jouerait-elle pas contre lui ? En endossant le tweed de Sherlock, le Britannique marche dans les traces de Robert Downey Jr., Benedict Cumberbatch ou encore Jonny Lee Miller. Des comédiens tout sauf lisses, que l'on qualifierait plus volontiers de "gueule" que de mannequins. Une caractéristique qui a joué en leur faveur pour jouer Sherlock, participant à leur donner l'épaisseur nécessaire pour donner corps à ce personnage complexe et torturé.

Et c'est en ça que l'interprétation que Hero Fiennes-Tiffin aurait tendance à pécher... Très agile, il remplit aisément le cahier des charges des scènes d'action mais peine à offrir le caractère nécessaire et l'aspect sombre censé hanter Sherlock. Quitte à se faire voler la vedette par Dónal Finn, dont la présence indéniable à l'écran aurait peut-être mieux correspondu au personnage du détective...

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Juliette Heuzebroc

Pur produit Télé-Loisirs et coupable officielle des jeux de mots les plus affligeants de la rédaction, je me passionne aussi bien pour The Last of Us, Euphoria et Midnight Diner que Nouvelle Ecole ou Break Point. Aussi à l'aise face à Zendaya (faux) que sur le parquet de Danse avec les stars (encore plus faux), mon plus grand talent reste de ne jamais être d'accord avec mes collègues.

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