6H d’Imola : Toyota douche Ferrari sur ses terres, Alpine au pied du podium

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Par , envoyé spécial à Imola

Le 19 avril 2026 à 19h27

La Toyota rouge et blanche n°8 a remporté les 6h d’Imola dimanche.

La Toyota rouge et blanche n°8 a remporté les 6h d’Imola dimanche. DPPI / DPPI

Toyota a ouvert en fanfare le Championnat du monde d’endurance avec une victoire devant Ferrari. Alpine termine obtient une solide quatrième place.

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L’Autodrome Enzo e Dino Ferrari rêvait d’un festival rouge sur la ligne d’arrivée des 6 Heures d’Imola en ouverture de la saison du Championnat du monde d’endurance. Du rouge, il y en a bien eu sur la plus haute marche du podium, mais pas celui espéré de la marque italienne. Au grand désespoir des spectateurs (92.175 sur le week-end) qui ont quitté le circuit la tête basse, les drapeaux rangés dans les sacs à dos alors que l’orage pointait dans le ciel.

Vainqueurs sur leurs terres l’an passé, les champions du monde en titre ont dû se contenter de la deuxième place derrière une écurie Toyota qui a frappé un très grand coup avec sa nouvelle voiture, en s’offrant un succès grâce au trio Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Rio Hirakawa sur la n°8. Le Cheval Cabré a dû se contenter de la deuxième place avec la n°51 à 13’’352. Le clan japonais complète le podium avec la n°7.

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Toyota a frappé un grand coup

Aux commandes après avoir signé l’Hyperpole grâce à la n°51, Ferrari a dominé les débats pendant deux heures avant de céder la tête de la course aux redoutables TR010 rouges et blanches. L’Hypercar italienne est restée au contact, menaçante et dans la dernière heure, Antonio Giovinazzi a lâché tous les chevaux de la 499P pour tenter de revenir sur le métronome Buemi impérial, porté par une stratégie de course sans faute. En vain. Le Transalpin a comblé une partie de son retard seulement sur la «Toy’» sans jamais être en mesure de l’inquiéter.

En perte de vitesse après une saison 2025 décevante, Toyota frappe un très grand coup en s’affirmant comme le grand challenger du Cavallino Rampante pour le titre mondial. La vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain surtout si l’on tient compte de la Bop qui ajustera tout au long de la saison les performances mais Toyota et Ferrari ont démontré ce week-end qu’ils avaient une large avance sur le reste de la concurrence.

Très bon rythme pour l’Alpine au pied du podium

Derrière, Alpine et BWM se sont rendus coup pour coup pour aller chercher un podium. La marque française a arraché la place d’honneur avec la n°35 d’Antonio Felix Da Costa, Charles Milesi et Ferdinand Habsbourg avec moins de deux secondes sur le bolide allemand, preuve que les troupes de Philippe Sinault n’ont pas baissé les bras malgré l’annonce du retrait d’Alpine de la discipline à l’issue de la saison.

Peugeot dans le dur

Les trois autres bolides français ne sont pas entrés dans les points. La deuxième voiture du A fléché, celle de Victor Martins, auteur d’un très solide relais pour ses grands débuts, termine 11e. Peugeot fait aussi grise mine. La n°94, deuxième sur la grille, n’est que douzième avec sa nouvelle tête de gondole, Théo Pourchaire. L’autre lionne (n°93) est passée à côté de sa course (16e) après une sortie dans les graviers en début de course qui a anéanti tout espoir de bien figurer. La 9X8 termine derrière la première Genesis au classement. Le constructeur coréen emmène ses deux voitures à l’arrivée pour ses grands débuts. Une bonne base de travail avant la deuxième manche du championnat le 9 mai à Spa.

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