Il n’avait pas tiré de plan sur la comète mais, dans son for intérieur, n’avait évidemment pas envisagé d’autre scénario, imaginé qu’un accident de parcours pouvait se dessiner sur la pelouse du stade Raymond-Kopa. En dépit des nombreux changements et du turnover instauré dans son onze de départ, Luis Enrique a vu ses hommes s’imposer sans difficultés face au SCO d’Angers (0-3) ce samedi et prendre six longueurs d’avance sur le RC Lens en tête de la Ligue 1. De quoi permettre au PSG de se tourner désormais sereinement sur l’affrontement face au Bayern Munich, mardi, en demi-finale aller de la Ligue des champions au Parc des Princes.
Quitter Angers avec six points d’avance en tête du classement, c’est le signe d’une bonne journée ?
LUIS ENRIQUE. C’est une bonne nouvelle, car on continue avec une bonne performance et on prend un peu plus de points d’avance sur Lens. On a montré notre capacité à enchaîner les bonnes performances. Ce n’était pas facile, car si on avait affronté Angers en toute tranquillité, avec trop de décontraction, on aurait eu des problèmes.
Le carton rouge de Ramos gâche-t-il la fête ?
Non, c’est une anecdote.
« Beraldo, c’est l’homme du match, il a tout bien fait »
Beraldo a livré une performance consistante en tant que milieu de terrain. Lui voyez-vous un avenir à ce poste ?
Bien sûr, c’est l’homme du match, il a tout bien fait. C’est une bonne nouvelle de savoir qu’il peut jouer à ce poste-là et à très haut niveau. C’est difficile d’améliorer chaque action de jeu comme il l’a fait aujourd’hui. Il a un bel avenir dans cette position. Il mérite ça. Il a toujours eu la même mentalité, cette envie de progresser toute la saison.
Comment vous est venue l’idée de le replacer là ?
Normalement, je n’aime pas mettre un défenseur central au milieu. Mais Beraldo est un central différent, il est brésilien, a beaucoup de qualités. Il est difficile à presser, a toujours cette capacité à améliorer chaque action de jeu. On y a pensé il y a quatre matchs, car Vitinha n’était pas là. C’est plus un Sergi Busquets qu’un Vitinha. Il a un style différent mais croyez-moi, il va en jouer beaucoup de matchs à ce poste-là, d’autant qu’il peut être associé à tous les autres, Viti, Neves, Warren, Ruiz, Mayulu…
Il n’a pourtant que neuf minutes de jeu en Ligue des champions…
Oui, mais il a été prêt toute la saison, et c’est formidable. Les joueurs qui ne jouent pas sont généralement préoccupés. Mais lui s’entraîne toujours à haut niveau. Je suis très content de sa performance.
Vous avez effectué trois changements à la pause : en raison de soucis ou pour économiser vos joueurs ?
Il y a eu de tout. Mais ce n’est pas le moment de me parler de ça, on commence à peine la demi-finale et, pour le moment, je ne sais rien.
« On a envie de marquer l’histoire de nouveau »
Paris, pour la première fois de son histoire, va jouer sa troisième demi-finale de Ligue des champions consécutive. À quoi, à qui l’attribuez-vous ?
À tout et tous. Parce qu’on a des joueurs incroyables, qu’on veut être compétitifs, qu’on a nos supporters, que la ville de Paris voulait qu’on soit champions… On va jouer contre la meilleure équipe d’Europe, mais on est champions en titre et on a envie de marquer l’histoire de nouveau.
Après ce samedi sans histoire, diriez-vous que tous les feux sont au vert avant Munich ?
C’est un samedi sans histoire, car on a bien fait le boulot. Normalement entre l’horaire, le soleil, la perspective du Bayern, ce match contre Angers aurait pu être un problème. Mais ça montre qu’on est prêt pour la demie, et demain, on va commencer cette petite préparation.




