Après la défaite contre Manchester City, l’Arsenal d’Arteta menace de s’effondrer... encore une fois

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Mikel Arteta, entraîneur d’Arsenal lors de la défaite de son équipe sur la pelouse de Manchester City (2-1) en championnat d’Angleterre dimanche.

Mikel Arteta, entraîneur d’Arsenal lors de la défaite de son équipe sur la pelouse de Manchester City (2-1) en championnat d’Angleterre dimanche. Scott Heppell / REUTERS

Les titres majeurs fuient Arsenal depuis l’arrivée de Mikel Arteta comme entraîneur en 2019. La défaite dimanche contre Manchester City (2-1), dans un semblant de finale de Premier League, fait craindre une fin de saison en eau de boudin.

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Les formes des deux équipes, surtout celle agonisante d’Arsenal, laissaient craindre un match à sens unique. Il n’en fut rien dimanche. «Ce sont les deux meilleures équipes en Angleterre. Je pense que c’était une bonne pub pour le monde entier», a apprécié Pep Guardiola. Las, la logique a néanmoins été respectée à l’Etihad Stadium, où Manchester City est venu à bout, dans son antre, des Gunners (2-1) après une bataille de haute volée.

«Je suis vraiment agacé par le résultat en raison de la façon dont on a joué», a regretté Mikel Arteta, qui s’est même dit «très déçu» de ne pas avoir arraché ne serait-ce que le nul, mais qui n’avait aucun reproche à faire sur «la prestation» de ses ouailles. Une synthèse, en somme, de la trajectoire d’Arsenal depuis plusieurs années : des matches solides, parfois emballants, des progrès incontestables mais une incapacité à conclure.

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3 trophées en six ans et demi

Depuis que l’entraîneur espagnol a pris la relève de son compatriote Unai Emery en décembre 2019, les Gunners ont glané une Coupe d’Angleterre (2020) et deux Community Shield (2020 et 2023). Ils ont fini deuxièmes de Premier League lors des trois dernières saisons, et craignent désormais de revivre le cauchemar d’être dépassés sur le fil. Grâce à sa victoire, City est revenu à trois points du leader londonien tout en ayant un match de retard.

La déception de l’attaquant allemand Kai Havertz après la défaite d’Arsenal sur le terrain de Manchester City. Scott Heppell / REUTERS

Si les Skyblues gagnent par un but d’écart mercredi à Burnley, ils auront la même différence de but qu’Arsenal (+37) et ne passeront en tête que grâce à leur nombre de buts inscrits (65 pour City actuellement, 63 pour Arsenal). «Rien n’est joué», a tenté de se persuader Arteta dimanche soir, conscient que cette «finale» officieuse de Premier League n’en aurait pas été une si son équipe n’avait pas déjà trébuché contre Bournemouth une semaine plus tôt (1-2).

«Nous devons rester concentrés sur nous-mêmes», a encouragé le capitaine Martin Odegaard, affirmant «bien sûr» toujours croire au titre qui fuit ce club depuis 2004 et la légendaire saison des «Invincibles» d’Arsène Wenger. La possible désillusion, une de plus après une première défaite contre City en finale de la Coupe de la Ligue le 22 mars (0-2), pourrait être effacée par la Ligue des champions. Ce n’est pas la tendance, tant Arsenal s’est qualifié par la petite porte pour le dernier carré aux dépens du Sporting Portugal (0-1, 0-0).

S’il vous plaît, profitez d’où nous sommes en tant que club.

Mikel Arteta, entraîneur d’Arsenal

Même l’Atlético de Madrid, réputé depuis toujours pour son style défensif, paraît presque plus séduisant à l’aube des demi-finales (29 avril et 5 mai). Tous les observateurs considèrent la demie PSG-Bayern Munich comme la «vraie» finale, alors qu’Arsenal a atteint le dernier carré pour la deuxième année d’affilée, du jamais vu dans son histoire, et a largement redoré son blason après une période de vache maigre (8e de Premier League en 2019-20 et 2020-21).

«C’est uniquement positif. Qui se soucie de ce que les gens pensent ?»s’est enorgueilli le vice-capitaine Declan Rice. «S’il vous plaît, profitez d’où nous sommes en tant que club», a positivé Arteta, dont la formation recevra Newcastle samedi prochain (18h30). En cas de nouvelle saison blanche, la quatrième (sur sept) d’Arteta au club et la deuxième d’affilée, il sera difficile pour les supporters de voir le verre à moitié plein.

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