Pour faire entendre les voix des joueuses des Championnats professionnels, les capitaines de Première et Seconde Ligue se sont réunies. Ce mardi, L’Équipe a publié une tribune intitulée « Même football, même exigence. Toujours pas les mêmes droits » au cœur de laquelle les footballeuses évoluant en France réclament davantage de considérations des instances et dénoncent l’absence de convention collective.
« Dans le football professionnel français, les sections féminines sont trop souvent l’une des premières variables d’ajustement, rappellent-elles. Cette précarité structurelle a un nom : l’absence de convention collective. » La tribune cite les exemples de sections disparues, comme à Bordeaux ou Soyaux, et menacées : « Nous n’en pouvons plus de nous taire. À Dijon, vingt ans d’engagement sportif sont en train de s’éteindre, faute de repreneur et de soutien suffisant, mettant les joueuses devant le fait accompli. »
"Même football, même exigence. Toujours pas les mêmes droits."
Ce matin, les capitaines des équipes de Première Ligue et de Seconde Ligue prennent la parole dans l' @lequipe. Ensemble. Sans détour.
Trois ans que les négociations pour une convention collective n'aboutissent pas.… pic.twitter.com/nH8Zy6QDZx
Si elles reconnaissent des efforts depuis le lancement de la Ligue Féminine de football professionnel, les capitaines en ont assez d’attendre une convention qui n’arrive pas. Elles arguent qu’elles pratiquent le même sport et encourent les « mêmes risques » que leurs homologues masculins, sans bénéficier des « mêmes protections ». « Ce n’est pas une question de priorité. C’est une question de choix », avancent-elles.
« Une base essentielle »
Les joueuses s’offusquent d’un décalage qui « n’est plus compréhensible » ni « acceptable » entre les avancées sur la convention de la Ligue 3 masculine et l’impasse à laquelle elles font face. Les négociations autour de la convention collective tant attendue s’éternisent depuis trois ans.
« Une convention collective, ce n’est pas un avantage. C’est une base essentielle : pour protéger la santé, encadrer les conditions de travail, sécuriser les carrières et faire vivre un véritable dialogue social », soulignent les footballeuses. Ces dernières exigent qu’elle soit signée avant le début de la saison prochaine. La tribune a également été relayée par l’UNFP, le syndicat des footballeurs pros en France.




