Basket : favori, repêchage, dépôt de bilan... 5 questions avant le périlleux match de Monaco en barrages d’Euroligue

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L’AS Monaco Basket joue une grande partie de sa campagne d’Euroligue ce mardi soir (20h) chez le Panathinaïkos, à Athènes. Dans une position loin de son statut de vice-championne d’Europe.

Après ses 38 matches de saison régulière, l’Euroligue va bientôt donner le coup d’envoi de ses play-offs, avec des quarts de finale suivi du traditionnel «Final Four». Mais avant cela se déroule le «play-in», sorte de barrages auquel Monaco s’est qualifié. La Roca Team se rend chez le Panathinaïkos mardi soir (20h) pour poursuivre son aventure dans la plus prestigieuse des coupes d’Europe.

Comment fonctionne le play-in de l’Euroligue ?

Les six premières équipes de la saison régulière se sont qualifiées pour les play-offs. Les équipes de la 7e à la 10e place s’affrontent dans des barrages, comme ce fut le cas en NBA la semaine dernière. Le Panathinaïkos (7e) reçoit Monaco (8e) dans le match A, tandis que Barcelone (9e) accueille l’Étoile rouge de Belgrade (10e) dans le match B.

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Le vainqueur du match A est qualifié pour les play-offs et affrontera Valence en quarts de finale. Le perdant sera renversé dans le match C où il affrontera le vainqueur du match B le 24 avril. Autrement dit, Monaco aura une seconde chance en cas de défaite ce mardi en Grèce, alors que le Barça et l’Étoile rouge doivent gagner deux matches pour se hisser en play-offs.

Monaco a-t-il réussi sa saison régulière ?

Non. Après trois saisons à plus de 60% de victoires et toujours bouclées dans le top 4, Monaco a souffert (57,8%, 22 victoires pour 16 défaites). Au point d’avoir cru, pendant un temps, sortir du top 10 et donc ne même pas jouer le play-in. Impensable, un an après avoir disputé sa première finale (défaite contre Fenerbahçe 81-70).

La Roca Team a alterné les bonnes et les mauvaises séries. Elle est restée fidèle à sa réputation d’attaque de feu (90,5 pts/match, 2e meilleur total d’Euroligue) et d’un collectif dense (2e aux passes décisives, 21,2/match), même si elle est réfractaire aux tirs à 3-pts.

Ses stars Mike James et Élie Okobo ont failli en venir aux mains après avoir raté leur revanche sur le parquet de Fenerbahçe (88-70 le 5 mars). Six jours plus tard, sur fond de grave crise financière et de gouvernance, son entraîneur Vassilis Spanoulis démissionnait. Malgré son effectif très resserré en fin de saison, lié à ses problèmes d’argent, l’ASM s’est surpassée pour bien finir la campagne (trois succès d’affilée).

Monaco est-il favori face au Panathinaïkos ?

Non. Difficile de ressortir un favori, même si le Panathinaïkos a l’avantage de jouer à domicile. Sur ce même parquet du Telekom Center, le «Pana» avait dominé Monaco le 27 mars dernier (107-97). L’intérieur français Mathias Lessort lui avait posé des problèmes (9 points, 8 rebonds et 2 interceptions).

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Demi-finalistes l’an dernier et champions d’Europe en 2024, les Verts sont conçus pour jouer le titre à nouveau. L’ASM, elle, a laissé plusieurs cadres au repos dimanche lors de sa courte défaite contre l’Asvel en championnat (83-87). Leader de Betclic Élite, elle se concentre sur cette semaine décisive en Euroligue et sur la finale de la Coupe de France samedi face au Mans.

Le club va-t-il finir pas déposer le bilan ?

Ce n’est pas à exclure d’ici l’été prochain. Début février, les joueurs monégasques avaient menacé d’entrer en grève suite à des retards de salaires. Aleksej Fedoricsev, homme d’affaires russo-hongrois, n’aurait plus les moyens d’assurer le train de vie du club dont il est propriétaire, à cause notamment de la guerre en Ukraine. Il n’arrive pas, pour l’instant, à revendre l’ASM.

En mars, comme le rapportait l’AFP, le gouvernement monégasque est intervenu pour sauver la Roca Team. L’État a pris une action du club et autorisé la Société nationale de financement (SNF) à transférer des fonds jugés indispensables, de l’ordre de plusieurs millions d’euros. Le tribunal de commerce de Monaco a désigné un mandataire judiciaire. Une audience a été fixée au 12 juin. Avant cela, il lui faudra présenter son budget devant la Ligue nationale de basket (LNB) le 15 mai. L’avenir à court terme est sauf, mais pas au-delà.

Que sont devenus Paris et l’Asvel en Euroligue ?

Pour ses débuts en Euroligue l’an dernier, le Paris Basketball avait déjoué les pronostics en accédant aux quarts de finale, avant de tomber sur le roc Fenerbahçe (3 victoires à zéro). Le club de la capitale avait enchaîné par le premier titre de champion de France de son histoire. Puis la gueule de bois : 15e d’Euroligue cette saison (15 succès, 22 défaites), un changement d’entraîneur en mars et une identité de jeu moins nette, la faute à un effectif largement renouvelé.

C’est toujours mieux que l’Asvel, lanterne rouge (20e, 8 victoires pour 29 défaites) avec la pire attaque (78,6 pts/match). Le club de Tony Parker, occupé à sa reconversion comme entraîneur, a même été interdit de recrutement par le gendarme financier de l’Euroligue le 15 avril dernier, en raison d’infractions aux règles du fair-play financier. Depuis plusieurs mois, l’entité villeurbannaise songe à quitter la compétition pour se positionner sur le projet de NBA Europe, qui pourrait être lancé en 2027.

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