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DÉCRYPTAGE - Historiquement à gauche, la cité tulliste a vu le maire sortant, un proche de François Hollande, être sèchement battu par la droite républicaine. L’ex-président de la République ne serait pas étranger à cet échec, après sa consigne ambiguë sur la fusion avec La France Insoumise.
Passer la publicité«La fusion des deux listes, la technique qu’a choisie Bernard Combes n’a pas été la bonne et elle nous a conduits à cette victoire écrasante ». Tout juste désigné vainqueur de l’élection municipale à Tulle, Laurent Melin ne s’y est pas trompé. Au soir de son succès sans appel (vainqueur avec 54,25% des suffrages dans une triangulaire avec le maire sortant PS et une liste RN), le candidat de la droite républicaine n’a pas manqué de cibler la stratégie politique de son opposant, rendue confuse par le positionnement de François Hollande dans son fief. Où cette bascule historique peut représenter un désaveu pour l’ancien président de la République, désormais député PS à l’Assemblée.
« On a tous pensé à lui quand on a vu les résultats car c’est aussi un peu sa défaite même s’il ne peut pas être responsable de tout », commente une retraitée limousine, sur le marché de Tulle. Entre les stands, difficile de ne pas faire référence au socialiste au moment de commenter les résultats électoraux…

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