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ENQUÊTE - Des candidats qui refusent de traiter leurs administrés en fonction de leur religion ou de leur ethnie revendiquée ont été réélus avec des scores sans appel. Ces «maires courage» sont en général de droite, à quelques notables exceptions près. Ils ont beaucoup moins attiré la lumière que leurs homologues de La France insoumise ou assimilés.
Passer la publicitéAu lendemain des municipales, Marianne s’est réveillée avec la gueule de bois. À Saint-Denis, à La Courneuve, à Creil ou, encore, à Vénissieux, les élus de la « nouvelle France », vantée par Jean-Luc Mélenchon, ont fêté leur victoire en revendiquant leur stratégie racialiste. Son succès n’est pas une conséquence mécanique de l’évolution démographique de notre pays. Dans la plupart des villes concernées, il est le produit d’années de clientélisme communautariste, pratiqué souvent, mais pas exclusivement, par des maires de gauche.
À Meaux, Jean-François Copé s’est fait élire dès le premier tour pour un sixième mandat avec 63,45 % des suffrages, mais à quel prix ? Gilles Platret, réélu à Chalon-sur-Saône, cite l’ex-patron des Républicains comme « un cas emblématique de ces élus de droite prêts à tout pour récupérer des voix » qui l’ont décidé à claquer la porte de LR, en 2024. Une candidate membre de la liste de La France insoumise à Chalon portait le voile islamique. Platret…

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