Du Loiret au Japon sans prendre l’avion, le pari de Nicolas Breton : « Réinventer l’imaginaire du voyage »

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Depuis longtemps, Nicolas Breton rêve d’aller au Japon. Mais depuis longtemps aussi, ce grand amoureux des voyages écoresponsables, originaire de Jargeau (Loiret) où vivent toujours ses parents, ne prend plus l’avion. Il a donc décidé de rejoindre le pays du soleil levant par voie terrestre et maritime, en prenant le train, le bus et le ferry.

« Ces derniers temps, j’ai surtout voyagé en Europe et en France, en ressentant le plaisir du dépaysement près de chez soi. Mais là, j’ai du temps devant moi, et c’est un pays m’a toujours attiré. J’ai donc décidé de concilier cette envie et mes convictions écologiques », explique ce quadragénaire qui est par ailleurs directeur des guides TAO, une collection de guides de voyage écoresponsables.

Nicolas Breton part en train ce lundi 23 février de Paris, pour gagner Vilnius, en Lituanie, puis Moscou en bus. Il embarquera ensuite à bord de Transsibérien, pour 7 jours, avec peut-être une pause à Irkoutsk, près du lac Baïkal.

Une fois arrivé au terminus, à Vladivostok, il poursuivra son chemin en ferry, jusqu’en Corée du Sud, où il fera également étape avant de reprendre le bateau, cette fois pour le Japon, où il restera trois mois.

Environ 1 000 euros de plus qu’en avion

À quelques jours du départ, tout n’était pas totalement calé, mais il a calculé que le voyage devrait lui prendre au moins deux semaines et demie. Il lui coûtera environ 1 000 euros de plus que s’il prenait l’avion, mais l’économie est ailleurs : il consommera trois à quatre fois moins de CO2. « L’idée c’est de montrer que c’est possible et réinventer l’imaginaire du voyage », poursuit-il.

Sur place, il va voyager sans se presser, au gré de ses envies, en train, en bus ou en stop, pour découvrir la campagne, les volcans, les festivals, avec en poche… un guide TAO !

Les curieux pourront le suivre sur son compte Instagram (@nico.autrement). Quant au retour, il n’est pas encore calé, mais il se pourrait bien que Nicolas Breton déroge à tous ses principes et choisisse l’avion, pour pouvoir reprendre son travail dans les temps…

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