Europe. Après sa nette victoire du 12 avril, le futur Premier ministre s'attaque à tous les lieux de pouvoir hongrois. Une poigne nécessaire vue l'ampleur de la tâche.
Publié le 23/04/2026 à 12:00
Le futur Premier ministre hongrois, Péter Magyar, arrive devant les médias pour une conférence de presse à Budapest, le 17 avril 2026.
REUTERS
Tout au long de la campagne, les troupes de Péter Magyar se sont faites discrètes. Pas question de laisser le moindre angle d'attaque à la machine Orban, capable de broyer ses opposants pour une phrase de travers. L'élection terminée, les langues se délient et laissent entrevoir la personnalité du vainqueur. La presse hongroise a par exemple appris le surnom que ses soutiens donnent au leader de Tisza, futur Premier ministre : "Jesus slim fit". Un sauveur du peuple… avec des vêtements toujours un peu trop serrés, histoire de mettre en valeur sa musculature.
On ne sait pas encore si Péter Magyar sera capable de transformer la Hongrie en démocratie fonctionnelle comme Jésus changeait l'eau en vin mais, en tout cas, le nouveau leader hongrois marche sur l'eau depuis le 12 avril. Avec sa "supermajorité" des deux tiers au Parlement, il a les mains libres pour former son gouvernement, qui sera intronisé début mai, et pour lancer de grandes réformes, quitte à modifier la Constitution. "En ce moment, la Hongrie traverse des émotions intenses, nous vivons notre second changement de régime pacifique après celui de 1989 et la chute du régime soviétique, s'enthousiasme l'ancien ministre libéral Balint Magyar, désormais au CEU's Democracy Institute. Cette transition doit reposer sur trois piliers : le retour à l'Etat de droit, l'abolition de l'Etat mafia et la fin de la soumission à la Russie. Péter Magyar est bien conscient qu'il ne s'agit pas d'une simple alternance gouvernementale, c'est un langage qu'il répète depuis des années."

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