Françoise, éliminée de Koh-Lanta 2026 : "Il a fallu plusieurs mois avant que la colère parte"

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INTERVIEW. Françoise, 40 ans est la première éliminée de Koh-Lanta, Les Reliques du destin sur TF1. Pour Télé-Loisirs, la conseillère en crédit belge est revenue sur sa courte aventure.

Elle a été la première victime de la grande nouveauté de cette saison. Alors que TF1 proposait la première soirée de l'édition 2026 de Koh-Lanta, baptisée Les Reliques du destin, ce mardi 3 mars, Françoise a été évincée alors que les votes se dirigeaient à l'unanimité contre un autre aventurier, Lionel. Ce dernier est en effet sorti gagnant d'un duel contre la conseillère en crédit belge grâce à une poterie qu'il a choisi au hasard dans l'antre du conseil. Quelques mois après la fin précoce de son expérience, elle est revenue sur son élimination.

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Télé-Loisirs : Quel a été votre déclic pour vous inscrire à Koh-Lanta ?
Françoise : L'âge de mes enfants (Clara, 17 ans et Louis 14 ans, ndlr) a facilité les choses. Ils étaient plus autonomes. J'en ai toujours eu envie parce que cette émission réunit le voyage, le sport, la compétition, l'aventure... Pour moi, c'était le combo parfait de tout ce qui m'anime au quotidien.

Dès votre arrivée, Denis Brogniart révèle l'existence de L'Antre du destin qui peut changer le cours du jeu. Qu'en avez-vous pensé ?
On est partagé parce qu'on se dit : "Si je me fais éliminer, c'est une opportunité. Et en même temps, si je ne suis pas sur la sellette, elle peut devenir un risque alors que mon aventure se passe bien". Ça m'a fait peur à juste titre.

L'épisode débute avec une épreuve individuelle ou vous deviez tenir sur un pilori. Êtes-vous satisfaite de n'être tombée qu'au bout de 50 minutes ?
Sur le coup, oui. Je me disais au début que le défi était de ne pas tomber la première puis qu'au moins la moitié des filles tombent. Mais avec le recul, je me dis que si j'avais tenu plus longtemps, j'aurais fait davantage peur et Lionel ne m'aurait peut-être pas pris en duel.

Vous avez pu côtoyer les 19 autres aventuriers avant la composition des équipes. Aviez-vous une préférence entre les Lahoy et les Kalao ?
Je trouvais qu'il y avait des personnes avec qui je pouvais bien m'entendre dans les deux équipes. J'avais tout de même le souhait d'être avec Caroline, une aventurière avec qui j'ai eu des affinités très vite, ce qui a été le cas.

Vous avez en revanche mal vécu d'être choisie la dernière des filles...
Mon fils m'avait demandé avant de partir de ne pas être choisie en dernier. Je savais que je le décevais ce moment-là. C'est ça qui m'a fait mal, en fait. Il y a l'ego aussi. J'ai été potentiellement jugée comme non sportive alors que je le suis. C'était un trop-plein de sentiments.

Le caractère de Clémence a fait parler chez les aventuriers. Comprenez-vous qu'elle n'ait pas été appréciée par certains ?
Moi, c'est le genre de caractère que j'apprécie, mais peut-être qu'avec la fatigue, son comportement aurait pu m'agacer au fil du temps. Je ne voulais pas tomber dans le même piège qu'elle. Tous les gens avaient peur de l'avoir dans son équipe parce qu'elle était très cash et démonstrative. Alors, j'ai essayé de m'adapter.

Avec le recul, comment expliquez-vous la défaite de votre équipe à l'épreuve d'immunité ?
On a voulu trop préparer le début du parcours et finalement, on a négligé le plus important qui était la fin où on a été désorganisé. Tout se joue tellement vite sur une épreuve.

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Vous avez donc dû finalement vous rendre au conseil. Est-ce que vous vous doutiez que les votes allaient se diriger vers Lionel ?
Oui parce qu'il était vraiment très isolé sur le camp alors que moi, j'avais un bon contact avec les filles. Et on voyait bien que sur l'épreuve, il était moins à l'aise que les autres. En revanche, s'il y avait un duel, je savais que c'était pour moi. On était les deux derniers à avoir été choisis dans les équipes. J'aurais fait la même chose à sa place.

Comment avez-vous vécu ce duel surprise ?
C'est hyper stressant parce qu'on sait que tout se joue là. On foire cette épreuve, et c'est fini, on rentre chez soi. Là encore, les paroles de mon fils résonnaient moi. Il m'avait dit : "Ne sois pas choisie en dernier et ne sors pas la première". J'ai fini par attirer ce que je redoutais le plus. Je me suis refait le film des centaines de fois. Je pense avoir manqué de lucidité à cause de l'enjeu.

Vous semblez en colère contre Lionel après l'épreuve...
Je suis surtout en colère contre moi-même. Je m'en veux. Mais il y a une chose que je ne supporte pas, c’est la pitié. Et là, j’avais le sentiment de lui faire pitié, donc ça m'a énervée encore plus. Il n'avait pas à s'excuser d'avoir gagné.

Est-ce que vous diriez que vous êtes partie au pire moment ?
Pour moi, oui. Je voulais prouver plein de choses et je n’ai rien prouvé. Je n'ai pas dépassé mes limites : je n'étais pas fatiguée, je n'ai pas eu faim, je n'ai pas fait d'épreuve dans l'eau... C'était frustrant à ce moment-là.

Aujourd'hui, cette élimination est-elle encore difficile à accepter ?
Je pense que maintenant, je l'ai digérée. Mais il a fallu plusieurs mois avant que la colère parte. Je me disais que si j'avais tenu plus longtemps sur le pilori, j'aurais fait davantage peur et je n'aurai pas été choisie où que j'aurais dû faire campagne auprès des chefs d'équipe pour être intégrée plus vite dans une équipe.

Votre famille est-elle au courant de votre départ précoce dans l'aventure ?
Ils ont vite compris que j'avais fait un épisode au maximum. Mon fils a eu du mal à digérer. Il était en colère donc il a fallu du temps avant qu'il en parle. On est tous compétiteurs dans la famille alors il a vécu l'échec comme moi.

Quel bilan tirez-vous de votre expérience ?
J'aurais toujours un sentiment amer envers moi-même. Je pense que ça a été le premier gros échec que j'ai rencontré. Moi, je l'ai pris comme un échec. J'essaie d'en tirer des leçons et de retenir le positif. Si j'ai l'occasion d'y retourner, je pars demain.

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