En eaux troubles, Marketa Vondrousova réplique. Titrée à Wimbledon en 2023, la joueuse de tennis tchèque a pris la parole vendredi sur son compte Instagram pour évoquer l’enquête pour dopage - révélé par un média de son pays - dont elle fait l’objet après avoir refusé de se soumettre en décembre à un contrôle antidopage alors qu’une contrôleuse s’était présentée devant son domicile à Prague. Un refus que Vondrousova ne nie pas, mais qu’elle justifie.
Dans un long post, la 46e joueuse mondiale a expliqué ses soucis qui durent depuis de longs mois et l’ont poussée à arriver à cette situation. « Le récent incident lié au contrôle antidopage s’est produit parce que j’ai atteint un point de rupture après des mois de stress physique et mental. Depuis longtemps, je dois gérer des blessures, une pression constante et des problèmes de sommeil récurrents qui m’ont épuisée et fragilisée », écrit-elle.
La peur de vivre l’agression de Petra Kvitova
« Des années de messages haineux et de menaces ont eu un impact sur mon sentiment de sécurité chez moi. Quand quelqu’un a sonné à ma porte tard dans la nuit sans s’identifier correctement ni respecter le protocole, j’ai réagi comme une personne qui avait peur », explique Vondrousova, en précisant avoir subi une réaction aiguë au stress diagnostiquée par des experts.
Pour justifier sa réaction, l’ancienne N°6 mondiale a également évoqué ce qui était arrivé à sa compatriote Petra Kvitova : « Depuis (…), nous ne prenons pas à la légère la moindre visite d’un inconnu chez nous », a-t-elle écrit en référence à l’agression de Kvitova, grièvement blessée à la main après qu’un homme s’était introduit chez elle en 2016. Si son agresseur a fini par être condamné à huit ans de prison, la joueuse avait bien sûr été très affectée et éloignée des courts de longs mois.
Marketa Vondrousova risque jusqu’à quatre ans de suspension pour cette non-présentation d’échantillon, mais son avocat Jan Exner a d’ores et déjà annoncé à l’AFP qu’ils allaient essayer de convaincre l’Agence internationale our l’intégrité du tennis (Itia) de reconnaître la légitimité de ce refus et de l’épargner.




