Le faiseur de tubes de la chanson française, qui a écrit pour Patricia Kaas, Johnny Hallyday, Christophe, Michel Sardou..., rencontrera ses inconditionnels à Bordeaux (14 mars), Strasbourg (20 mars) et Lille (29 mars).
Didier Barbelivien, qui a écrit plus de deux mille chansons pour lui et d’autres saltimbanques, comme Patricia Kaas, Johnny Hallyday, Gilbert Montagné, Garou, Enrico Macias et récemment Julien Clerc... continue d’arpenter la France pour rencontrer ses inconditionnels qui se pressent toujours plus nombreux à ses concerts. Le 4 janvier à L’Olympia, pour fêter la nouvelle année en sa compagnie, le mythique music-hall parisien afficha complet.
Avant de reprendre la route pour Bordeaux le 14 mars, Strasbourg le 20 mars et Lille le 29, le chantre d’Elsa a dit au Figaro tout le plaisir qu’il prendra à remonter sur scène dans quelques jours pour rechanter ses succès et quelques chansons de Gilbert Bécaud, Édith Piaf ou de Léo Ferré selon son humeur poétique du moment.
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LE FIGARO. - Depuis un an vous êtes pratiquement tout le temps en tournée ?
DIDIER BARBELIVIEN. - On ne peut pas vraiment parler d’une tournée. Je prends la route et je fais des concerts de façon impromptue, par plaisir. Je sais que je serai à Bordeaux, Strasbourg et Lille dans les semaines qui viennent. et Après j’irai au gré du vent.
Vous êtes passé à L’Olympia début janvier. Était-ce un moment mémorable pour vous ?
Oui, c’était le 4 janvier. Le début de l’année commençait bien, c’était archiplein, bourré à craquer. C’est hypergratifiant de chanter devant beaucoup de gens qui sont heureux. À Deauville, aussi, la salle était comble, de même qu’à Enghien.
Quel est votre secret pour transporter votre public ?
La générosité, peut-être! Je chante 25 chansons et le spectacle dure 2h30 voire souvent trois heures. Mais ce ne sont jamais les mêmes chansons. Je puise dans un répertoire de cinquante titres et en fonction de mes envies et de celle du public, je peux chanter du Gilbert Bécaud, du Piaf, du Michel Delpech. Les gens adorent ça et moi aussi. Et comme j’ai des musiciens sublimes, il m’arrive changer ce que j’avais prévu au dernier moment, pendant le tour de chant.
Qu’est-ce que vous empruntez, par exemple, à Gilbert Bécaud ?
J’aime beaucoup C’était moi. Vous savez ça commence comme ça: «Celui qu’on appelait le voyou de la plage, qui vivait tout l’été jambes nus, cheveux fous..». Cette chanson parle de l’insouciance, de la liberté, d’amour aussi. Elle n’a pas pris une ride. L’atmosphère de la salle peut me dire de rechanter Chez Laurette de Delpech ou Milord de Piaf. Quand je suis pris dans le truc, je chante La Montagne de Jean Ferrat et puis je continue par Jean de France qui lui est dédiée. J’en profite pour parler pendant dix minutes au public pour lui expliquer combien je l’admirais.
On imagine que vous chantez aussi vos plus grands succès personnels...
Bien sûr. Un concert Barbelivien sans Elsa et sans Elle pourrait frustrer les gens (rire). Je chante en duo avec Anaïs, Les Mariés de Vendée et, quand il vient, mes duos avec Félix Gray. Mais j’ouvre le bal, toujours, avec les années soixante-dix ce qui me permet de dérouler mon juke-box personnel de Pompidou à nos jours.
Ça me fait plaisir parce que j’admire Alain Souchon. Je pourrais aussi chanter ses chansons sur scène.
Didier BarbelivienAlain Souchon vous a fait un beau compliment en disant qu’il aurait aimé écrire « il parle d’amour comme il parle des voitures» , un des vers de Mon mec à moi ...
Ça me fait plaisir parce que j’admire Alain. Je pourrais aussi chanter ses chansons sur scène. Vous savez l’inspiration, ça vient comme ça. On se met à son bureau et puis les mots viennent. Ils sont intemporels et puis ici, dans Mon mec à moi, ils correspondent parfaitement à l’esprit de Patricia Kaas. Et puis la chanson devient un succès et à son tour elle marque l’esprit des gens.
Il n’existe donc pas de recette pour écrire une chanson...
Moi, je dis toujours j’essaie d’écrire le mieux possible, en pensant aux mots et à la musique en même temps. À la musique des mots, si vous préférez. Et après, le succès, comme je dis au public tous les soirs, «c’est à vous que je le dois».

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