REPORTAGE - L’attaque israélo-américaine marque pour beaucoup le début de la libération du peuple iranien. Mais de nouvelles violences sont aussi redoutées.
« Khamenei est mort. Il est parti au diable ! », se réjouit Syriès. « Et encore, il n’est pas dit que le diable en veuille ! », renchérit l’un de ses amis. Dans la rue des Entrepreneurs à Paris (XVe arrondissement), ce mini-Téhéran de la capitale où la diaspora iranienne tient restaurants et épiceries, la joie se lit sur tous les visages ce dimanche matin. L’attaque israélo-américaine et la mort du guide suprême, Ali Khamenei, sont, pour beaucoup, une grande nouvelle.
Connecté à toutes les chaînes qui suivent l’actualité de son pays, Syriès, arrivé à Paris il y a 40 ans, n’a pas été surpris par les frappes visant l’Iran. « Je m’y attendais », dit-il, en espérant que ces attaques anéantiront pour de bon le régime des Mollah en place depuis 47 ans. Pour d’autres, ces bombardements survenus samedi ont créé la surprise . Commerçante dans cette même rue des Entrepreneurs, Shayan a pleuré de joie quand elle l’a appris. « Samedi matin, très tôt, j’étais en voiture et il…

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