DÉCRYPTAGE - Pour dénoncer l’application provisoire de l’accord de libre-échange, une contestation reste possible devant la Cour de justice de l’Union européenne. Mais seul l’État peut déposer ce recours.
L’onde de choc de l’application provisoire du traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, annoncé ce vendredi de façon unilatérale par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, aura été de courte portée. Au-delà de l’émotion suscitée en plein Salon de l’Agriculture, syndicats et politiques qualifiant cet acte de «déni démocratique», la volonté d’agir sur le terrain ne semble pas suivre. Pour le moment en tous les cas.
Sur le terrain syndical, l’heure est davantage aux travaux dans les champs qu’à la mobilisation contre l’entrée en vigueur de ce contrat commercial qui devrait affaiblir de nombreuses filières agricoles, au premier rang desquels l’élevage de bovins, la volaille, la production de sucre ou encore celle d’éthanol. « Avec le retour du beau temps et l’arrivée précoce du printemps, propice à l’épandage des engrais sur le blé, il n’est pas prévu de mobilisation nationale », indique-t-on à la FNSEA. La centrale syndicale prépare…

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