[La semaine en bref] Le Gulf Stream s’affaiblit plus vite que prévu

il y a 4 hour 1

Pour ne rien manquer de Pour La Science, inscrivez-vous à nos newsletters (gratuites)

Le Gulf Stream est-il condamné ? – La « circulation méridienne de l’Atlantique » (Amoc, selon l’acronyme anglais), qui donne à l’Europe de l’Ouest ses hivers doux, pourrait s’affaiblir de plus de moitié d’ici à la fin du siècle, à cause du réchauffement climatique. Une baisse bien plus marquée que celle, d’environ 30 %, que donnaient jusque-là en moyenne les modèles climatiques, et qui s’appuie sur des scénarios d’émissions « modérées » de gaz à effet de serre. Or cette immense boucle océanique joue un rôle majeur en évacuant les surplus de chaleur des tropiques, mais aussi en stockant du CO2 en profondeur et en transportant des nutriments essentiels à la biodiversité marine. Son affaissement entraînerait paradoxalement des hivers plus rigoureux en Europe [Le Monde] – En savoir plus : La circulation océanique Atlantique plus résiliente que prévu face au réchauffement climatique, 2025.

Par quoi remplacer la viande ? – Pour limiter le réchauffement climatique, manger moins de viande est une piste puisqu’elle représente plus de la moitié des émissions agricoles de CO2 et fournit moins de 20 % des calories. Mais quelle alternative ? Consommer des insectes ? Les émissions des élevages se révèlent équivalentes à celles du poulet. Les consommateurs répugnent en outre à en remplir leurs assiettes, tout comme la viande de synthèse, qui nécessite de grandes quantités d’énergie. Les préparations de protéines végétales, produites à base de soja, pois ou blés, restent celles qui limitent le plus l’impact environnemental tout en suscitant le moins de réticences des consommateurs.  [The Conversation] – En savoir plus : « Steaks » végétaux : une consistance sur le fil, 2024.

Un réacteur nucléaire pour la Nasa – Les pieds sur une Terre qui se réchauffe, l’humain porte son regard vers les autres planètes du Système solaire. Pour naviguer vers Mars, la Nasa prévoit de construire un vaisseau propulsé par un réacteur nucléaire, le Space Reactor-1 Freedom, ou SR-1, dans l’espoir de damer le pion aux rivaux chinois. Les réactions nucléaires offrent une densité d’énergie considérable, indépendante des rayons solaires, et avec moins de risques que sur Terre. Un projet techniquement très ambitieux, qui aidera la Nasa à développer un réacteur similaire pour une future base lunaire [MIT Technology Review] – En savoir plus : Propulsion spatiale : les atouts des moteurs ioniques, 2024.

Lire l’article en entier