Selon plusieurs médias locaux, des fenêtres, des portes et des miroirs ont été touchés dans le complexe royal, résidence de la dynastie Qadjar, qui remonte au XVIe siècle.
Passer la publicité Passer la publicitéLe palais du Golestan à Téhéran, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, a été touché par des frappes israélo-américaines sur la capitale iranienne, ont affirmé lundi 2 mars des médias du pays. « À la suite de l’attaque conjointe américano-israélienne (...) dans le sud de Téhéran dimanche soir, le palais du Golestan (...) a été en partie endommagé », a indiqué l'agence de presse iranienne (ISNA), précisant que des fenêtres, des portes et des miroirs avaient été touchés par les ondes de choc. L'agence de presse Mehr a rapporté des informations similaires.
Résidence de la dynastie Qadjar, le palais est un manifeste artistique et décoratif, dévoilant des pièces bijoux, des salons d’apparat, des carrelages chamarrés, des niches aux décors d’oiseaux ou à l’effigie de princes. Le Golestan, nom signifiant « jardin des roses », comporte huit structures différentes, organisées autour de parterres fleuris et de bassins. Bâti au XVIe siècle, remanié au XVIIIe siècle et au XIXe siècle, il est une sorte de château de Versailles pour le monde perse.
Centre de pouvoir
Nasir al-Din Chah, qui régna de 1848 à 1896, fut le premier souverain iranien à avoir effectué plusieurs voyages en Europe, y compris à Paris lors de l’Exposition universelle de 1889. Il fera agrandir le palais, ouvrira des galeries et des ailes. Il imaginera la salle des Miroirs, inspirée de la galerie des Glaces de Versailles, faisant côtoyer le XVIIIe français et les arts persans.
Après les Qadjars, la dynastie des Pahlavi (1925-1979), dernière en date, va partiellement détruire le palais (au profit des fameux immeubles gris), et déplacer le centre du pouvoir dans le nord de Téhéran. Le Golestan ne sera plus utilisé que pour les réceptions officielles, dont le couronnement du dernier chah, en 1967, organisé dans la salle des Miroirs. Dans la foulée de la révolution islamique, en 1979, le palais fut « mis sous cloche », pour ne rouvrir au public qu’en 1998. Il a fallu attendre 2013 pour que l’Unesco l’inscrive au patrimoine mondial.

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