RÉCIT - Si plusieurs dizaines de communes n’ont pas élu d’édile, faute de candidat, les services de l’État assurent la transition dans l’attente d’un sursaut d’engagement démocratique.
« On ne s’en sort pas si mal, finalement ! » Marie-Paule est loin d’être perturbée par l’absence de maire dans son village depuis plus d’un mois. Cette habitante de La Sauvetat, charmante bourgade médiévale du Puy-de-Dôme nichée à quelques encablures de Clermont-Ferrand, y a même vu un avantage. « Les deux dimanches des municipales, on n’a pas eu besoin d’aller voter donc on a pu partir ailleurs !, sourit la retraitée. Et il n’y avait pas ce pseudo-stress de savoir qui va gagner ou pas. On a pu tranquillement suivre les résultats dans les autres villages. » Au total, 68 communes du territoire national n’ont pas élu de nouvel édile, en raison de l’absence de candidat et d’une liste officiellement déposée en préfecture selon le calendrier imposé. Si ce chiffre est en recul par rapport à 2020 (106), les raisons restent les mêmes et l’une semble même prédominer. « Ça apporte plus d’ennuis qu’autre chose, veut résumer un Sauvetatois. À quoi bon se casser la tête et prendre…

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