Cinq jours après leur victoire à Liverpool, les Parisiens ont été surpris par l’OL dimanche, au Parc des Princes, en clôture de la 30e journée.
Deux salles, deux ambiances. On avait quitté le PSG en monstre froid pour l’emporter à Liverpool (0-2), mardi, en Ligue des champions. On l’a retrouvé fébrile et longtemps inoffensif face à l’OL (1-2), dimanche, au Parc des Princes, lors de la 30e journée de Ligue 1. Un résultat qui change beaucoup de choses. Paris reste leader au classement mais avec seulement un point d’avance sur Lens (63 contre 62, un match en moins). Les joueurs de Paulo Fonseca, eux, grimpent à quatrième place, avec le même nombre de points (54) et la même différence de buts (+15) que le Losc, qui reste sur le podium. L’OM (52 pts) est relégué à la sixième place, derrière Rennes (53 pts) mais Monaco (50 pts).
On sentait vite que ce PSG remanié n’était pas dans son assiette. Passifs sur l’ouverture du score, Hakimi et surtout Pacho ne l’étaient pas davantage, offrant à Endrick l’espace nécessaire pour glacer l’ambiance (0-1, 6e). Poteau rentrant pour le Brésilien, qui n’avait plus marqué depuis le 12 mars en Ligue Europa et depuis son triplé contre Metz fin janvier, en Ligue 1. Un vrai poison pour Paris, par ses courses, les fautes provoquées et cette louche délicieuse pour un retourné d’Abner, parfaitement stoppé par Safonov (12e). Il ne lui manquait pas grand-chose pour être à la réception de cette remise de Niakhaté (13e). Le PSG dans le dur, incapable de gérer la profondeur. Nouvel exemple après ce corner parisien, avec Endrick pour lancer Moreira qui filait droit au but (0-2, 18e).
Vitinha, la tuile ?
Improbable scénario, sachant que les Gones sont privés de plusieurs cadres (Tolisso, Fofana, Tagliafico...). Et enfin la révolte parisienne. Après la lourde frappe de Beraldo stoppée par Greif juste avant le but du 2-0, Ramos sollicitait le portier slovaque (27e). Ce dernier était sauvé par sa défense sur les tirs contrés de Ramos et Barcola (27e). Le feu. Et la récompense, avec ce penalty provoqué par Hernandez. Ramos pour le tirer, Greif pour le stopper (33e). Le reste du premier acte était moins enlevé. On retenait surtout la sortie de Vitinha, boitillant et qui est tout de suite rentré au vestiaire, montrant l’arrière de sa cheville (38e). C’est grave docteur ? La tête de Beraldo n’était pas loin du cadre (45+1) et Barcola mettait le feu (45+3), mais à la pause, scénario était idéal pour l’OL (0-2 MT).
Outre son incapacité à gérer la profondeur, le PSG a aussi et surtout brillé par sa faiblesse dans les duels. Moins de 40% de duels gagnés lors du premier acte ! Méconnaissables, ces Parisiens. Et pas seulement en raison du turnover imaginé par Luis Enrique. Les visiteurs, eux, ont parfaitement joué le coup, justes, intenses, rapides en transition. Du beau boulot. Outre Endrick et Greif, c’est tout le collectif lyonnais qui a donné le change, notamment Moreira, qui sollicitait encore Safonov (52e).
Quand ça ne veut pas…
Luis Enrique envoyait rapidement Dembélé, «Kvara» et Lee au front (59e) mais Greif était toujours aussi tranquille. Safonov, lui, devait s’employer face à Endrick (61e), encore. La tendance s’inversait toutefois au fil des minutes. La domination parisienne n’était plus stérile, avec «Kvara» contrarié par Greif (63e) et «Dembouz», par la barre transversale (75e). Quand ça ne veut pas… Visiblement touché à l’arrière du genou, Endrick pouvait souffler sur le banc avec le sentiment du travail (très) bien fait (79e). Sans leur prodige auriverde, ses coéquipiers finissaient le boulot, même si «Kvara» faisait enfin plier Greif (90+4). Réveil trop tardif pour les champions d’Europe (1-2 score final), relançant la Ligue 1, la lutte pour le titre et les places européennes. Rien ne va plus, faites vos jeux !

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