La greffe ne semble pas prendre. Débarqué sur le banc de l’Olympique de Marseille le 18 février dernier en remplacement de Roberto De Zerbi, Habib Beye ne parvient pas à relancer un club en crise de confiance et en perte de vitesse dans les résultats.
Une nouvelle fois battus à Lorient ce samedi (2-0), les Phocéens ont reculé à la quatrième place et pourraient bien boucler la 30e journée en sixième position selon les résultats de Lyon et de Rennes. Si Medhi Benatia a sévèrement tancé les joueurs en zone mixte après le revers au Moustoir, le technicien de 48 ans cristallise lui aussi de nombreuses critiques au sein de l’environnement marseillais.
Une première depuis 2002
Et pour cause : en perdant à Lorient, Beye a concédé, déjà, sa quatrième défaite en huit matchs de Ligue 1 dirigés à l’OM. Jamais, depuis Albert Emon en 2002, un entraîneur olympien nommé en cours de saison n’avait autant perdu autant en si peu de temps.
Le bilan à l’extérieur du coach sénégalais est encore moins flatteur. Sur ses sept derniers déplacements en championnat, à cheval entre sa fin d’aventure à Rennes et son arrivée à Marseille, il a connu la défaite à six reprises, l’exception étant la victoire arrachée dans la douleur par l’OM à Toulouse le 7 mars (0-1).
De plus, Beye semble avoir trouvé sa bête noire avec le FC Lorient. Déjà battu deux fois par les Merlus sur le banc rennais (4-0 le 24 août, 0-2 le 24 janvier), le technicien phocéen a perdu une troisième fois face à cet adversaire ce samedi. Dans l’histoire de la Ligue 1, seuls trois entraîneurs avaient déjà connu trois revers face à une équipe sur une même saison.
« Je ne l’accepte pas et je ferai des choix en ce sens »
Pas de quoi faire sourire un Beye très remonté en conférence de presse après la rencontre. « Je suis très en colère aujourd’hui (samedi), sur les attitudes et l’état d’esprit qu’on doit avoir quand on est un joueur de l’OM. En tant que coach, je ne l’accepte pas et je ferai des choix en ce sens », a-t-il promis.
« J’ai dit à mes joueurs qu’on va peut-être se coucher dimanche soir en étant sixièmes au classement », a rappelé le boss de l’OM. « Et si ça ne nous met pas un électrochoc, ça veut dire qu’on n’est pas prêts et pas faits pour être en Ligue des champions cette saison. » Autant dire que la réaction olympienne sera scrutée de près dimanche prochain face à Nice.




