À trois jours d’une demi-finale aller de Ligue des champions très attendu face au Bayern Munich, le PSG se déplace, ce samedi à Angers (19 heures), avec l’objectif de conserver son matelas d’avance en tête de la Ligue 1. En cas de contreperformance des Sang-et-Or ce vendredi soir à Brest, les hommes de Luis Enrique pourraient même avoir l’opportunité de creuser encore un peu plus l’écart.
Est-il plus difficile de gérer les temps de jeu avant un match important quand on est obligés de gagner ?
LUIS ENRIQUE. Non, c’est la même chose que la saison dernière. La seule différence, c’est qu’on avait plus d’avance sur nos poursuivants et que Lens fait une saison extraordinaire, mais nous avons la même obligation de gagner. On est habitués à jouer avec cette ambition.
La perspective de la Coupe du monde entre-t-elle dans votre réflexion au moment de répartir les temps de jeu ?
Je suis entraîneur du PSG, le reste je m’en fous. Je ne suis pas intéressé par ça. Moi, ce que je dois gérer c’est la situation de mon équipe. Je pense que c’est très clair.
Est-ce important de faire jouer Lucas Chevalier ?
Quand vous avez critiqué Lucas Chevalier en première partie de saison, j’étais là pour le défendre. Maintenant vous voulez qu’il joue, tout va très vite, c’est incroyable. Je pense déjà avoir tout dit à ce sujet.
Êtes-vous optimiste pour la participation de Vitinha face au Bayern ?
Vous m’avez déjà posé la même question il y a trois jours. Rien n’a changé depuis.
Le bon résultat face à Nantes va-t-il vous inciter à effectuer un plus large turnover ce week-end ?
Nous avons un enchaînement compliqué parce qu’il y a beaucoup de matchs, mais on adore ce calendrier. Les résultats de Nantes et Lyon ne changent rien, je ne peux pas changer la trajectoire de ma voiture en fonction d’une seule défaite ou d’une victoire. Nous cherchons simplement à contrôler ce que l’on peut contrôler. L’objectif est de mettre en place ce qui est nécessaire pour remporter le championnat et accéder à la finale de Ligue des champions.
Ousmane Dembélé est-il, selon vous, au meilleur de sa forme en ce moment ?
C’est le Ballon d’Or, un leader dans le travail défensif et offensif, c’est un joueur différent. Je pense qu’on a très bien géré Ousmane et ses sensations tout au long de la saison et, aujourd’hui, nous voyons encore la meilleure version d’Ousmane.
Kvaratskhelia peut-il encore s’améliorer au regard du niveau déjà atteint ?
Kvara est un joueur différent, qui transmet des sensations très positives avec et sans le ballon. Avoir ce type de joueur, c’est un plaisir pour un entraîneur.
Appréhendez-vous tactiquement un match de la même manière quand Ruiz ou Zaïre-Emery évolue au milieu du terrain ?
Peu importe les joueurs qui évoluent au milieu, je pense que les combinaisons sont magnifiques. Warren peut également jouer comme latéral droit ou gauche, c’est un vrai plaisir pour moi d’avoir Fabian de retour mais aussi Warren, Vitinha, Dro ou Joao qui ont la qualité pour jouer dans notre équipe. Le retour des blessés est forcément une bonne nouvelle.
Êtes-vous un magicien comme semblent le penser les supporters du PSG ?
Non, pas un magicien (il rigole). En tant qu’entraîneur c’est merveilleux d’avoir ces supporters, je l’ai régulièrement souligné, mais c’est tellement différent de ce qu’on peut voir habituellement dans le football. Ils ont toujours été derrière nous dans les moments difficiles et, sur ce point, nous sommes au-dessus des autres équipes.




