Montargis et Amilly, deux communes sociologiquement opposées passées «comme une lettre à la poste» aux mains du RN

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Par , envoyée spéciale à Montargis et Amilly (Loiret)

Le 23 avril 2026 à 14h50

À gauche, Côme Dunis, ancien «gilet jaune» et nouveau maire de Montargis, aux côtés du député de la quatrième circonscription du Loiret, Thomas Ménagé, le 13 avril 2026.

À gauche, Côme Dunis, ancien «gilet jaune» et nouveau maire de Montargis, aux côtés du député de la quatrième circonscription du Loiret, Thomas Ménagé, le 13 avril 2026. Anaïs Chaline / Le Figaro

REPORTAGE - Situées à une centaine de kilomètres de Paris, les deux communes du Loiret n’étaient pourtant pas les plus favorables au parti à la flamme. Des victoires municipales serrées dans des villes très différentes.

Ses cours d’eaux lui valent le charmant surnom de “la Venise du Gâtinais”. La commune de Montargis (Loiret), qui compte 15 000 habitants, entretient aussi sa réputation grâce à ses délicieuses pralines de la Maison Mazet, la plus vieille confiserie de France. Depuis le 22 mars, Montargis et Amilly (15 000 habitants), séparées par quelques kilomètres, sont tombées dans le giron du Rassemblement national (RN). «C’est passé comme une lettre à la poste», raconte Karim Saoucha, commerçant installé dans les deux communes.

Dans l’artère principale du centre-ville de Montargis, la rue Dorée, résonne la chanson des Enfoirés «Tout se casse». Comment ne pas faire un lien avec les émeutes de 2023, qui ont suivi la mort de Nahel Merzouk, tué par un tir de policier, et qui ont saccagé de nombreux commerces de la ville, faisant le tour des journaux télévisés. «On en a parlé jusque dans le Sud chez ma sœur», regrette ce couple d’anciens bouchers en promenade matinale, et désignant l’ancien emplacement de…

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Le Figaro

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