
REPORTAGE - Ancien membre des Républicains, le maire sortant de la Ville rose est confronté à un électorat de gauche très étoffé. Mais divisé sur la stratégie à adopter au second tour.
Le cœur à gauche mais les urnes à droite. Au Capitole, l’équation municipale est connue depuis belle lurette. En passe de devenir la troisième ville de France, tant sa démographie est en croissance, Toulouse va-t-elle renier ses habitudes ? Dans le fauteuil de maire depuis douze ans (après un premier bail partiel entre 2004 et 2008), Jean-Luc Moudenc s’emploie à le conserver malgré les vents contraires. Dans cette ville qui a longtemps été réputée pour sa tempérance, le ton monte. Et l’issue du scrutin se jouera probablement aux franges de l’échiquier politique. Si les Toulousains s’attendent déjà à un second tour opposant leur maire sortant au socialiste François Briançon, le duel sera perturbé par la progression de LFI et, dans une moindre mesure, du RN. Des partis tenus à distance par les deux principaux protagonistes, qui cherchent, l’un comme l’autre, à se recentrer.
« Par le passé, la gauche a inquiété dans sa composition et dans son discours. Moi, je ne suis pas quelqu’un qui…

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