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PORTRAIT - La psychiatre de 35 ans, spécialiste en addictologie, publie son premier livre Les Assoiffés (Grasset). Elle y raconte une époque saturée de plaisirs immédiats, qui promet le bonheur en un clic mais laisse un vide immense quand la dopamine retombe.
Passer la publicitéOn la surprend sans cesse à triturer ses lunettes. Elles glissent de son nez, atterrissent sur la table, puis reviennent sur son visage pour accompagner le débit effréné de sa pensée. Assise sans jamais vraiment l’être, toujours sur le point de bondir, Camille Charvet occupe, d’une vitalité contagieuse, la pièce de son appartement haussmannien du 5e arrondissement de Paris, où la psychiatre, spécialiste en addictologie, nous reçoit. Tentative d’explication auprès de ses amis : « Elle est totalement hyperactive ! »
En ce mois de février, Camille Charvet, 35 ans, est en « promo », comme on dit. Dans son premier livre, Les Assoiffés (Grasset), elle ouvre les portes de ses consultations, à l’hôpital Marmottan, à Paris, et dans une structure privée. Elle y croise des femmes cadres, ambitieuses et surmenées, dont la cocaïne est devenue une routine au même titre que le café du matin, des migrants, fumeurs de crack du quartier Stalingrad perdus dans les marges et des « accros »…

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