PSG-Lyon : Endrick brillant, la Ligue 1 relancée, Paris méconnaissable… Coups de cœur et coups de griffe

il y a 1 day 1

Au-delà du résultat final, découvrez ce qui a retenu notre attention dimanche, lors de PSG-Lyon, au Parc des Princes.

COUPS DE CŒUR

Endrick en pleine lumière, Moreira et Greif au top aussi

Endrick des grands soirs. La pépite du Real avait choisi son jour pour réaliser une prestation pleine, avec un but, une passe décisive et trois fautes provoquées lors de la victoire 2-1 de l’OL à Paris, dimanche. Des efforts aussi, une science du placement. Un poison. Le Brésilien a frappé un grand coup, avec quelques gestes délicieux au passage, comme cette louche pour le retourné d’Abner en première période. La classe internationale. Son camarade slovaque Dominik Greif a aussi réalisé un match plein, réalisant quatre arrêts, dont sur le penalty de Gonçalo Ramos (voir par ailleurs). L’autre homme fort de l’OL dimanche soir, c’était Afonso Moreira, passeur décisif et auteur du second but après un raid impressionnant depuis sa moitié de terrain. Il n’a cessé de harceler, presser… Tout bon.

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Ruiz, le retour

Le coup de cœur parisien du jour ne concerne pas la performance d’un joueur en particulier. Et pour cause, il n’y a pas grand monde à sauver… Non. On préférera mettre en avant le grand retour de Fabián Ruiz. Touché au genou le 20 janvier dernier, à Lisbonne, lors de la défaite face au Sporting (2-1) en Ligue des champions, le milieu espagnol faisait son retour dans le groupe ce dimanche. Et il a fait son apparition sur le terrain à la 72e minute. Excellente nouvelle pour les champions d’Europe, qui peuvent nourrir le fantasme d’un effectif au complet pour la fin de saison et notamment la Ligue des champions. Quoique, la vraie mauvaise nouvelle de la soirée pour le PSG, ce n’est pas la défaite, mais la sortie sur blessure de Vitinha (38e), visiblement touché à la cheville droite. La grosse tuile ?

Hommage aux anciens

11 avril 1986. Un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Il y a 40 ans, le PSG décrochait son premier titre de champion de France, 16 ans seulement après la création du club, au terme d’une victoire 1-0 sur Monaco, au Parc des Princes, sur un but du dénommé Oumar Sène à la 89e minute de jeu. À noter que Paris, qui vise cette année son 14e titre de champion, avait déjà remporté deux Coupes de France avant ce premier sacre (1982, 1983). Plusieurs membres de cette équipe historique étaient présents, dimanche, au stade de la Porte de Saint-Cloud, de Jean-Marc Pilorget à Dominique Rocheteau, en passant par Luis Fernandez et Safet Sucic. Un clip retraçant leur exploit a été diffusé sur les écrans du Parc, avant l’entrée des artistes, fêtés par le public parisien.

Lesquels anciens avaient préalablement été célébrés par le Collectif Ultras Paris. Un pan d’histoire. Oui, le PSG existait avant QSI (2011-…), pour les médisants qui en doutaient. Séquence émotion. Une pensée pour ceux qui ne sont plus de ce monde, à l’image de l’entraîneur des champions de France 86, Gérard Houllier, décédé en 2020, ou l’ancien président parisien, Francis Borelli, mort en 2007.

Une Ligue 1 à suspense

On voulait une Ligue 1 à suspense, on l’a ! Pour ce qui est de la lutte pour le titre, le Lens-PSG du 13 mai aura peut-être de l’intérêt, après tout. Vainqueurs de Toulouse (3-2) vendredi, les Sang et Or n’ont qu’un point de retard au classement sur le leader parisien. À noter que les Rouge et Bleu ont un mach en retard à jouer face à Nantes mercredi, au Parc des Princes. L’occasion de reprendre un matelas de quatre points. Pour la Ligue des champions et les places européennes, c’est chaud, c’est bouillant. Les joueurs de Paulo Fonseca, eux, grimpent sur le podium, avec le même nombre de points (54) et la même différence de buts (+15) que le Losc, recule à la quatrième place. L’OM (52 pts) est relégué à la sixième place, derrière Rennes (53 pts) mais devant Monaco (50 pts).

COUPS DE GRIFFE

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Le coup de la panne

Quelle mouche a piqué les Parisiens ? Certes, les Gones n’ont rien volé, ce n’est pas un braquage. Le mérite leur revient. Mais on n’a pas reconnu le PSG. Certes, Luis Enrique avait opéré un turnover certains au coup d’envoi, reléguant Ousmane Dembélé, «Kvara», Marquinhos ou encore João Neves sur le banc Ce n’est pas la première fois. On n’a en revanche que rarement vu une équipe parisienne aussi faible dans les duels (moins de 40% de duels gagnés lors de la première période) et incapable de gérer la profondeur en première période. Paris amorphe, lent, naïf. Quelques défaillances individuelles aussi, à l’image des cadres Achraf Hakimi et Willian Pacho, mais aussi des seconds couteaux que sont Senny Mayulu et Gonçalo Ramos. C’était à peine mieux après le repos. Jour sans.

Paris et les penalties, c’est dur…

À ce stade, ce n’est plus une malédiction. C’est au-delà. Le Paris Saint-Germain a tenté 12 penaltys cette saison. Six ont été convertis (Dembélé x3, Vitinha, Ramos, Mendes) et six ratés (Dembélé x2, Vitinha, Ramos, Barcola, Doué). Statistique ahurissante. On connaît déjà le discours de Luis Enrique, qui va dire que «beaucoup de joueurs peuvent marquer les penaltys» à Paris, même s’il n’y a pas un tireur attitré, un spécialiste. Le pire, c’est que Paris est maître dans les séances de tirs au but… À noter que Greif, lui, n’a encaissé que deux des cinq penaltys qu’il a subis avec l’Olympique Lyonnais.

Un choc sans supporters lyonnais

C’est devenu trop courant dans notre championnat. Solution de facilité. Plus personne ne s’étonne de l’interdiction de déplacement aux supporters des deux clubs lors des Classiques, à Paris ou Marseille. Les autorités ne prennent toutefois pas ce genre de décision drastique que pour le Classique. En l’occurrence, les fans lyonnais n’étaient pas les bienvenus au Parc dimanche soir. La nouvelle est tombée vendredi, via un arrêté du ministère de l’Intérieur paru au Journal officiel. Le partage visiteur a donc été commercialisé par le Paris Saint-Germain. Triste aveu d’impuissance…

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