
Le dopage est surtout associé au sport de haut niveau, aux contrôles positifs et aux scandales. Mais il existe une autre réalité, beaucoup moins visible : celle du dopage amateur, une véritable « bombe » sanitaire que décrit l’Inserm dans une longue expertise publiée ce vendredi. Un groupe de spécialistes a épluché des milliers d’études et de documents pour ces travaux.
Il en ressort que dans les salles de sport, les gymnases et sur les terrains de course, l’usage de stéroïdes anabolisants, d’antidouleurs, d’anti-inflammatoires, de stimulants ou encore de compléments alimentaires est loin d’être marginal. « Le dopage dépasse désormais le cadre du sport de haut niveau et concerne une population bien plus large, il ne peut plus être réduit à une problématique purement sportive », argue Didier Samuel, le PDG de l’Inserm.




