Europe. Malmenés par un président américain totalement désinhibé, les Européens commencent à lui tenir tête. Il était temps.
Par Charles Haquet et Cyrille Pluyette, avec Erwan Bruckert et Olivier Tosseri (Rome)
Publié le 23/04/2026 à 05:45
Donald Trump s'exprime lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, le 6 avril 2026.
REUTERS
Même elle a fini par craquer. Jusqu’ici, Giorgia Meloni s’était pourtant efforcée de brosser l’animal dans le sens du poil. La cheffe du gouvernement italien, qui évitait soigneusement de critiquer Donald Trump sur le Venezuela, le Groenland et l’Iran, se positionnait comme une médiatrice entre l’Europe et la Maison Blanche. L’exercice – délicat – semblait lui réussir : le républicain la considérait comme une "leader fantastique".
Mais la funambule a fini par tomber de son fil. Après les charges virulentes du milliardaire contre le pape Léon XIV, elle a jugé "inacceptables" ses attaques, tout en persistant dans son refus de s’impliquer dans la guerre au Moyen-Orient. En représailles, le milliardaire a lâché ses coups : "Je suis choqué par elle. Je pensais qu’elle avait du courage, je me trompais".

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