Tom Paduano, éliminé de Top Chef 2026 : "J'ai été dépassé par le stress"

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INTERVIEW. Premier éliminé de la saison 17 de Top Chef lancée mercredi 4 mars, Tom Paduano est revenu pour Télé-Loisirs sur son parcours dans le concours de M6.

Il en faut malheureusement toujours un. Ce mercredi 4 mars, au terme du premier épisode de la nouvelle saison de Top Chef sur M6, Tom Paduano a été désigné comme le premier éliminé de la 17e édition. Après avoir enchaîné les mésaventures lors de la première épreuve organisée à Tignes, à plus de 3 000 mètres d'altitude, le jeune cuisinier de 24 ans a proposé une assiette plus solide au cours du deuxième défi de la soirée, mais elle n'a pas suffi à convaincre Philippe Etchebest, Hélène Darroze, Paul Pairet, Glenn Viel et Stéphanie Le Quellec. Plusieurs semaines après le tournage, la production lui a proposé de participer au Concours parallèle, l'émission de deuxième partie de soirée. Là encore, la dégustation s'est bien déroulée mais son adversaire Alexia s'est imposée. Interrogé par Télé-Loisirs, Tom Paduano dresse le bilan de son parcours.

Pas vu à la télé dans Top Chef 2026 : Tom Paduano nous raconte ses échanges hors caméra avec Glenn Viel

Télé-Loisirs : Quelle a été votre réaction en apprenant que vous participiez à Top Chef ?
Tom Paduano
 : C'était un truc de fou ! Tout part d'une promesse que j'ai faite à ma grand-mère. Avant que ne décède des suites de son cancer, je lui ai dit que je la rendrai fière en participant à Top Chef. Elle est partie et c'était le moment pour le faire sinon je n'aurais jamais eu le courage.

Stéphane Rotenberg lâche une bombe d'entrée : plus de brigades. Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
Je pense que c'est plus un challenge qu'une mauvaise nouvelle. On se retrouve devant les chefs, on sait qu'il va falloir leur faire plaisir et les impressionner mais c'est aussi plus motivant. On est contre soi-même, c'est notre moment pour montrer ce que l'on sait faire. Forcément, je me disais que j'aimerais bien avoir les chefs à mes côtés pour me coacher ou me recadrer, mais c'est un vrai moment de création.

Si les brigades existaient encore, par quel chef auriez-vous aimé être accompagné ?
Glenn Viel ! C'est un chef que j'admire énormément par sa créativité et son parcours. C'est l'une des plus belles rencontres du concours. Mes échanges avec lui étaient magnifiques, il m'a dit des choses qui restent gravées. Juste après mon élimination, en off, il m'a dit de ne pas lâcher ce métier, qu'il fallait que je continue et que je pouvais faire de belles choses par la suite.

Avez-vous pu lui dire que vous l'admiriez en retour ?
Il le voyait dans mes yeux ! [Il rit.] J'étais comme un gosse, j'adore ce chef. Ma première rencontre avec lui était trop bien.

Tom Paduano revient sur son élimination de Top Chef 2026 : "Ça s'est joué à un détail"

Le thème de votre épreuve est "faire fondre de plaisir avec du fromage". Face à Antoine qui vient de Savoie, vous partez déjà avec un inconvénient pour vous qui venez du Sud !
Clairement ! Se retrouver au sommet de Tignes sous -5 degrés avec pour thème le fromage fondu… En plus, je n'aime pas ça ! Sur la première épreuve, c'était galère de prendre du plaisir, j'ai été dépassé par le stress, mais ça forge le caractère. J'ai appris à me connaître, c'est une pression différente du restaurant. J'ai aussi appris à me libérer, à pousser la créativité.

En plus, vous devez répondre aux questions du journaliste face à vous !
Je n'ai jamais connu les caméras et quand je cuisine, j'ai l'habitude d'être seul. Là, je devais répondre aux questions, faire ci, faire ça… Je n'étais pas assez prêt ! Je ne savais pas comment j'allais être devant une caméra. Pour m'entraîner, j'aurais dû faire venir une équipe de journalistes et de cameramen. [Il rit.] C'était tout nouveau mais c'est une expérience dingue. J'ai appris plein de choses sur moi-même.

Vient le moment de la dégustation face aux chefs. Diriez-vous que c'est l'un des moments les plus stressants de votre vie ?
Non, ce n'était pas stressant parce que je savais que l'assiette n'était pas celle qu'elle aurait dû être et que je ne passerais pas. Mais c'est frustrant parce que j'avais envie de montrer une belle image de moi et de présenter ce que je savais faire. Je préférais être sincère en disant que j'étais passé à côté de mon épreuve, que j'étais stressé, que je n'ai pas su me poser. Il vaut mieux être honnête parce que dans tous les cas, ils l'auraient vu.

Par la suite, vous finissez en troisième position de l'épreuve éliminatoire, ce qui n'est pas suffisant pour vous qualifier. Que ressentez-vous ?
Avant tout, j'ai pris énormément de plaisir. Pour la première épreuve, j'étais stressé par les caméras mais pour la deuxième, je savais à quelle sauce j'allais être mangé. J'ai fini mon assiette cinq minutes avant la fin du chrono. Ce qui fait que je ne passe pas, c'est le combava que je rajoute à la fin. Mais je suis fier d'avoir servi une belle assiette bien réalisée. Je ne passe pas mais j'ai quand même pu montrer que je suis quelqu'un de souriant qui ne baisse pas les bras.

Pourquoi n'êtes-vous pas parvenu à aller plus loin selon vous ?
C'était juste un manque d'équilibre. Avec Matteo, on était vraiment au coude-à-coude et les chefs ont eu du mal à nous départager. Ça s'est joué à un détail.

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Vous intégrez finalement le concours parallèle. Ça fait quatre ans qu'un tel concours existe, vous doutiez-vous de son existence cette année ?
J'espérais un peu mais je ne m'en doutais pas vraiment. Le concours était fini, je suis rentré à la maison, je suis retourné à la vie active, donc ça m'était sorti de la tête. Quand on m'a appris ça, j'ai eu un peu de doute sur mon envie d'y aller mais c'était une occasion en or, d'autant plus que c'était encore l'occasion de rencontrer de grands chefs.

Selon les chefs, le goût était au rendez-vous mais votre feuille de brick manquait d'audace. Avec le recul, referiez-vous la même chose ?
Je ne sais pas si je referais la même chose, j'aurais peut-être dû faire quelque chose de plus technique. Mais à la fin, les chefs prennent une quinzaine de minutes pour délibérer et savoir qui passe. Alexia sort un truc incroyable, ils n'ont rien à dire sur les dégustations. C'était 50-50. Je n'ai aucun regret parce qu'on a fait une épreuve magnifique en peu de temps. Et en plus, on a pris un plaisir monstre !

Finalement, Alexia l'emporte. Est-ce que ce passage par Le concours parallèle a été une façon de mieux accepter votre départ ?
C'était un truc de fou ! Fabien Ferré est un chef que j'admire, je garde en tête mes échanges avec lui. Avec Alexia, on était un peu stressés à notre arrivée mais lui et Yoann Conte nous ont mis à l'aise. Ils nous ont parlé, ont rigolé avec nous, ce qui nous a encore plus donné envie de nous dépasser pour leur faire plaisir. Pour un jeune cuisinier de 24 ans, c'est énorme d'entendre ce genre de choses. Même éliminé, je ne repars qu'avec des étoiles dans les yeux.

Quel est le bilan de votre participation ? Est-ce que ça s'est arrêté trop tôt ?
Ça ne s'est pas arrêté trop tôt, c'est le destin, les choses sont bien faites. Mais il ne faut pas s'arrêter là-dessus. J'ai rencontré des chefs, des candidats, j'ai appris plein de choses sur moi-même et sur la cuisine. J'en garde un très bon souvenir parce que ça m'a fait évoluer.

Quels sont vos projets aujourd'hui ?
Je suis en train de lancer mon activité de chef privé. C'est un domaine qui m'a toujours intéressé parce que mon meilleur ami, un ancien candidat de Top Chef lui aussi, le fait. C'est Thibault Barbafieri, le meilleur ! [Il sourit.] On s'est rencontrés dans un ancien travail et on a matché. Je vais souvent le voir en Guadeloupe, on est toujours en contact, c'est vraiment un très bon ami. C'est un peu grâce à lui que je me suis lancé dans Top Chef parce qu'il l'avait fait auparavant, il était dans la brigade de la cheffe Hélène Darroze.

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