Sous condition. C’est désormais ainsi que se fait l’accès à un médicament anti-calvitie bien connu, à base de finastéride, commercialisé sous le nom de Propecia ou Proscar.
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a ainsi indiqué mettre en vigueur la mesure qu’elle avait annoncé dès février, à savoir qu’à compter de ce 16 avril 2026, « la dispensation du finastéride 1 mg [est] conditionnée à la présentation d’une attestation annuelle d’information partagée, cosignée par le médecin et le patient, en complément de l’ordonnance ». Une prérogative qui vaut pour toute initiation de traitement, tandis que les patients déjà sous traitement bénéficient d’un délai supplémentaire : l’attestation leur sera exigée à partir du 16 juin prochain pour tout renouvellement.
Dans sa mise au point de février 2026, où elle annonçait cette mesure, l’ANSM expliquait que les médicaments à base de finastéride 1 mg « exposent à des risques de troubles psychiatriques ainsi qu’à des troubles de la fonction sexuelle, qui peuvent conduire à des idées suicidaires ». Aussi avait-elle jugé bon de renforcer l’information des patients sur ces médicaments, en complément des mesures européennes annoncées en septembre 2025.
Des patients désormais informés
Sur les boîtes figure désormais un texte évoquant ces risques psychiques, ainsi qu’un QR code renvoyant au dossier thématique de l’ANSM à ce sujet, pour informer les patients. L’attestation est également conçue dans ce même but d’information du patient, et « permet de s’assurer que le médecin et le patient ont bien évoqué ensemble les risques en lien avec le traitement et les précautions à prendre ».
L’ANSM liste ainsi les principaux risques à avoir en tête, à savoir :
- Les troubles psychiatriques (humeur dépressive, dépression, idées suicidaires) ;
- Les troubles de la fonction sexuelle (notamment troubles de l’érection, de l’éjaculation, diminution de la libido) ;
- La persistance possible de certains effets après l’arrêt du traitement ;
- La conduite à tenir en cas de survenue de ces effets (arrêt du traitement et consultation médicale urgente en cas de troubles psychiatriques, consultation médicale et possible arrêt du traitement en cas de troubles de la fonction sexuelle) ;
- L’importance de prévoir un temps de réflexion avant de débuter le traitement ;
- Et la nécessité d’un suivi médical régulier pendant le traitement.
Les patients souhaitant débuter un traitement à base de finastéride doivent ainsi se présenter à la pharmacie avec cette attestation en plus de leur ordonnance. Pour les renouvellements, les patients concernés devront faire de même à compter du 16 juin prochain. Les médecins prescripteurs sont par ailleurs invités à sauvegarder l’attestation cosignée dans le dossier médical du patient, voire à l’ajouter au dossier médical partagé du patient.

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