Ils devront détailler « leurs protocoles de sécurité ». Le Canada a indiqué lundi avoir convoqué des hauts responsables d’OpenAI à Ottawa pour qu’ils s’expliquent sur la décision de la société américaine de ne pas signaler des activités en ligne de la jeune femme qui a tué huit personnes dans l’ouest du pays le 11 février.
OpenAI, qui a développé ChatGPT, l’agent conversationnel d’IA le plus utilisé au monde, a confirmé avoir identifié en juin un compte lié à la jeune femme de 18 ans responsable de cette tuerie, qui a eu lieu le 10 février dans une petite ville de Colombie-Britannique (ouest).
La société américaine a expliqué à l’AFP avoir décelé ce compte grâce à ses procédures de recherche de contenus violents et l’avoir alors interdit.
OpenAI n’a pas notifié la police canadienne
Mais OpenAI n’a pas notifié la police canadienne. Une décision jugée lundi « très inquiétante » par le ministre canadien de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon.
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« J’ai demandé aux responsables de la sécurité d’OpenAI aux États-Unis de venir à Ottawa. Ils seront là mardi et nous expliqueront leurs protocoles de sécurité », a dit Evan Solomon à des journalistes.
Le ministre n’a pas précisé quelles actions le gouvernement envisageait pour réguler l’utilisation de l’IA, assurant simplement que « toutes les options étaient sur la table ».
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Le 10 février, une jeune femme transgenre originaire de Tumbler Ridge y a tué sa mère et son demi-frère avant de se rendre dans son ancien collège lycée. Elle y a abattu cinq enfants de 12 et 13 ans et une éducatrice de 39 ans.
Jesse Van Rootselaar, qui s’est ensuite donné la mort, avait souffert de problèmes de santé mentale et la police s’était plusieurs fois rendue au domicile familial.
« Nos pensées vont à tous ceux qui ont été touchés par cette tragédie. Nous avons volontairement contacté la police canadienne (après la tuerie) avec des informations sur l’individu et son utilisation de ChatGPT, et continuerons à aider les enquêteurs », a déclaré un porte-parole d’OpenAI.
Le géant de l’IA a précisé qu’il n’avait pas notifié sa décision de suspendre le compte lié à Jesse Van Rootselaar aux autorités car celui-ci ne remplissait pas ses critères permettant de déclencher un tel signalement, notamment parce que le contenu n’indiquait pas que la préparation d’une attaque était crédible ou imminente.




