« La nature est un immense champ de bataille » : face au réchauffement climatique, comment se met au point le blé de demain

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Les laboratoires de l’Institut national de la recherche agronomique testent la résistance des plantes en modifiant leurs gènes. Des manipulations que pourrait autoriser prochainement le parlement européen.

Par Jila Varoquier 

Le

27 février 2026 à 07h45

, modifié le 27 février 2026 à 09h26

A Clermont-Ferrand (Auvergne), les chercheurs de l'Inrae tentent de modifier l'ADN du blé pour le rendre plus résistant face aux aléas climatiques existants et à venir. LP/Jila Varoquier

A Clermont-Ferrand (Auvergne), les chercheurs de l'Inrae tentent de modifier l'ADN du blé pour le rendre plus résistant face aux aléas climatiques existants et à venir. LP/Jila Varoquier

Dans le sas de la serre expérimentale de l’Institut national de la recherche agronomique (Inrae) à Clermont, tout près des monts d’Auvergne, on ne fait pas comme dans tous les autres laboratoires. Ici, c’est en sortant que l’on doit précautionneusement ôter sa blouse, sa charlotte et ses surchaussures, au cas où du pollen de ces plantes tenterait de s’échapper et coloniser les champs alentour.

Les épis de blé bien fournis, comme les jeunes pousses balbutiantes, sont ici tous génétiquement modifiés : en dehors de ces espaces contrôlés, leur culture est interdite en France. « Les rendements de blé semblent atteindre aujourd’hui un plafond en raison des nouveaux aléas du climat. Notre boulot, c’est de les rendre capables de les supporter. Alors on cherche parmi les 100 000 gènes dont disposent les blés », résume Pierre Barret, directeur de recherche de l’Inrae, notre guide du jour.

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