VIDÉO. 30 ans de Pokémon : leur « Pokéroom » secrète cache 600 reliques des années 2000

il y a 4 hour 1

À l’occasion du 30e anniversaire de la licence japonaise, nous sommes allés à la rencontre de Romain et Quentin, deux passionnés qui ont érigé une sorte de musée à la gloire de Pikachu.

C’est une pièce colorée de 20 mètres carrés où le temps semble s’être figé quelque part entre 1996 - date de la naissance du phénomène au Japon - et le début des années 2000. Dans la banlieue de Toulouse (Haute-Garonne), Romain, 40 ans, et son frère cadet Quentin, 33 ans, ont baptisé cet espace leur « Pokéroom ». Plus qu’une salle de jeux, c’est un musée de la nostalgie. Sur les étagères, plus de 600 objets s’alignent avec une précision de conservateur de musée, retraçant les neuf générations de Pokémon qui ont conquis le monde.

Figurines des dresseurs de l’animé toujours dans leur emballage d’origine, peluches exclusives de Pikachu, mais aussi des artefacts plus insolites, témoins de la « Poké-mania » des années 2000. On y trouve un flacon de parfum Salamèche, une horloge musicale rare, des sous-vêtements à l’effigie de la souris électrique, une boîte de céréales Kellogg’s intacte, un fût de sucettes Chupa Chups, ou encore des produits laitiers issus d’une collaboration oubliée avec la marque Gervais.

Pour ces deux frères, la passion a débuté en 1999, lors de l’arrivée des premiers jeux vidéo en France avec les versions mythiques Rouge et Bleue sur Game Boy. Depuis, ils ont réuni la totalité de la centaine de titres parus sur les différentes consoles de Nintendo ou sur mobile. Mais l’âge adulte a déplacé les frontières de leur quête. Ils traquent désormais les exclusivités japonaises, y compris celles sorties sur des supports concurrents de Nintendo, comme la Sega Pico, une console éducative du début des années 2000, inconnue dans l’Hexagone.

Leur quotidien est rythmé par la veille numérique. Chaque jour, ils fouillent eBay, Leboncoin ou Vinted à l’affût de « la pépite ». « On tente au maximum de retrouver des objets dans leur emballage d’origine pour accentuer le côté nostalgique, ce qui rend notre quête encore plus difficile », explique le duo. Si le marché des collectionneurs atteint parfois des sommets irrationnels, les deux frères se fixent des limites : « On tente d’être raisonnables. Parfois, on fait l’impasse sur certains objets qui coûtent des sommes astronomiques, comme cette collection des 151 premiers Pokémon de l’époque, vendue aujourd’hui 7000 euros. »

Au-delà de l’accumulation matérielle, la collection est un moteur émotionnel. Quentin voit dans cette montagne d’objets et de pixels une forme de réparation. « C’est une revanche », confie-t-il. « Quand on est enfant, on n’a pas de salaire, on ne peut pas s’acheter ce que l’on veut. Aujourd’hui, je peux me faire plaisir. »

Pourtant, lorsqu’on lui demande de désigner sa pièce favorite, le Toulousain fan de Ronflex délaisse les raretés spéculatives pour un objet qui a traversé le temps : sa première Game Boy Color couleur jaune, ornée d’un Pikachu et d’un bébé Pichu, offerte par sa mère à l’âge de 7 ans. Le souvenir, ici, a plus de valeur que la cote du marché.

Depuis quelques mois, cette passion est sortie de l’espace privé pour s’exposer sur les réseaux sociaux. Sous le pseudo « Wheelow Kun », les deux frères complices partagent leurs trouvailles sur TikTok, Instagram et YouTube, réveillant au passage les souvenirs d’enfance des internautes.

Lire l’article en entier