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Publié le 03/03/26 à 12h08
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© Nando Vidal/Shutterstock - De nombreux chercheurs et scientifiques ont pris la parole contre la véritication de l'âge en ligne telle qu'elle se dessine.
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Des chercheurs et de scientifiques du monde entier ont signé une lettre ouverte pour mettre en garde contre les dangers et les défauts de la généralisation de la vérification de l'âge que de nombreux pays et services semblent vouloir adopter pour protéger les plus jeunes.
Moins de précipitation et une demande de moratoire
Si les signataires partagent le fait qu'exposer les enfants à du contenu préjudiciable a un effet négatif et qu'il faut y faire quelque chose, en revanche ils indiquent : "Cependant, nous craignons que, si elle est mise en œuvre sans une réflexion approfondie sur les risques technologiques et l'impact sociétal, la nouvelle réglementation puisse causer plus de tort que de bien."
Tout d'abord, les signataires soulignent que si la vérification de l'âge existe déjà dans la vie réelle (achat d'alcool, casino, contenu adulte...), la vérification de l'âge en ligne risque d'aller beaucoup plus loin : "Les discussions actuelles concernant la nécessité de réglementer les réseaux sociaux, les chatbots IA ou la messagerie instantanée exigeraient que tous les utilisateurs — mineurs et adultes — prouvent leur âge pour discuter avec leurs amis et leur famille, lire les actualités ou rechercher des informations, ce qui va bien au-delà de ce qui s'est jamais produit dans nos vies hors ligne."
Nous estimons qu'il est dangereux et socialement inacceptable d'introduire un mécanisme de contrôle d'accès à grande échelle sans comprendre clairement les implications que différentes décisions de conception peuvent avoir sur la sécurité, la vie privée, l'égalité et, en fin de compte, sur la liberté de décision et l'autonomie des individus et des nations.
En plus de souligner que limiter l'accès à du contenu inadapté ne serait probablement pas la meilleure solution pour lutter contre, la lettre indique que cela mettrait en place "une infrastructure qui pourrait être exploitée pour interdire l'accès aux services Internet pour des raisons sans rapport avec la sécurité." Un potentiel de censure et de centralisation du pouvoir assurément néfaste.
Un souci de sécurité et de potentielle censure
La lettre indique également que les systèmes de vérification d'âge actuels sont aisés à contourner (VPN, outils IA, utilisation de l'ID d'autrui...) et peuvent poser de vrais risques de sécurité et pour la vie privée. Entre les fuites de données toujours plus sensibles ou encore les expositions accrues aux malwares et arnaques en lien avec ce sujet, l'infrastructure actuelle n'est pas adaptée à un déploiement sécurisé d'une telle solution globale.
Enfin, un autre point négatif est souligné. Demander toujours plus de documents pour prouver son âge peut créer un fossé d'accès aux contenus, notamment à l'encontre des personnes les moins technologiquement à l'aise ou ne disposant pas des bons documents.
Pour les signataires, "Le déploiement n'est justifié que s'il est prouvé que les avantages l'emportent largement sur les inconvénients." D'autant que : "Au-delà des questions techniques, aucune preuve scientifique ne vient étayer l'hypothèse selon laquelle interdire aux mineurs d'accéder à ces services aurait un effet positif sur leur santé mentale et leur développement."
En attendant de trouver une bonne solution, la lettre invite notamment à réguler, plutôt que les enfants, les algorithmes des réseaux sociaux, afin d'éviter l'exposition à du contenu préjudiciable à tous les utilisateurs.
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