DÉCRYPTAGE - Une étude italienne a trouvé le mécanisme qui semble vraiment protéger les cellules cardiaques. Cela expliquerait à la fois pourquoi les métastases prennent rarement dans le cœur, mais aussi le taux extrêmement faible de cancers de cet organe vital.
Poumons, seins, prostate, côlon, foie, reins, peau, sang, os, cerveau, vessie, estomac, œsophage, thyroïde... La liste des organes potentiellement touchés par le cancer semble sans fin. Mais un organe essentiel, vital, ne figure pourtant jamais dans les décomptes officiels : le cœur. Il faut dire que les cas sont extrêmement rares. D’après les taux d’incidence internationaux, il ne doit pas s’en produire, en moyenne, plus d’une poignée chaque année en France. À titre de comparaison, c’est mille fois moins que les cancers de la vésicule et des voies biliaires, pourtant déjà relativement rares.
II y a au moins une bonne raison à cela : les cellules cardiaques sont à un stade «post-mitotique», c’est-à-dire qu’elles ont perdu leur capacité à se diviser. Or c’est au moment de la division cellulaire que le risque est le plus grand de voir apparaître une mutation cancéreuse à l’origine d’une prolifération cellulaire incontrôlée. Avec un taux de renouvellement annuel de 1%, le cœur est…

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