Dans les somptueux paysages des Pyrénées-Orientales, les viticulteurs confrontés au changement climatique mettent à l’épreuve de nouvelles pratiques pour éviter la déprise agricole.

Par Christian Goutorbecorrespondant à Perpignan (Pyrénées-Orientales) 

Le

21 février 2026 à 08h48

Claira (Pyrénées-Orientales) en août 2025. Au domaine de Besombes, les persiennes photovoltaïques distribuent le plein soleil au moment crucial de la croissance en mai et juin et surtout de l’ombre lors des canicules. LP/Christian Goutorbe

Claira (Pyrénées-Orientales) en août 2025. Au domaine de Besombes, les persiennes photovoltaïques distribuent le plein soleil au moment crucial de la croissance en mai et juin et surtout de l’ombre lors des canicules. LP/Christian Goutorbe

Depuis novembre, la pluie fait le beau temps des 1 418 vignerons déclarants du Roussillon et de leurs 15 200 ha. Le vignoble a reçu en deux mois 524 mm d’eau. C’est plus que sur toute l’année 2024 (517 mm) et le double de 2022 (305 mm) et 2023 (244 mm), années durant lesquelles il était tombé autant de pluie… que dans le sud de l’Espagne.

Ainsi, après 30 mois d’aridité et de désespoir, les viticulteurs catalans espèrent s’inscrire dans un nouveau cycle climatique favorable. Les rendements se sont redressés doucement en 2025, de 18 à 21 hectolitres à l’ha. « Mais nous sommes encore loin du seuil de rentabilité entre 37 et 38 hectos, niveau que nous n’avons jamais atteint depuis 2018, tempère Julien Thiery, chef du service viticulture à la chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales. Nous sommes en décalage par rapport aux autres départements du Languedoc qui produisent autour de 50 hectos. Les producteurs sont en résilience économique depuis des années. »