En dix ans en Europe, Greenpeace a identifié 570 cas de poursuites visant à « faire taire » des ONG écologistes.

Les associations françaises les appellent des « procédures-bâillons » mais elles sont aussi connues outre Atlantique sous l’acronyme SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation). Ce qui signifie littéralement… « gifle ».
Le fait est que Greenpeace vient de subir une énorme claque aux États-Unis en étant condamné vendredi à verser 345 millions de dollars (293 millions d’euros) de dommages et intérêts à un exploitant d’oléoduc auquel l’association écologiste s’était opposée. Une condamnation si hors norme qu’elle menace de ruiner cette ONG internationalement reconnue, créée en 1971 à Vancouver au Canada par un groupe de militants nord-américains. « Pacifistes et écologistes », ils protestaient à l’époque contre les essais nucléaires américains prévus au large de l’Alaska.




