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L’ethnographe Stéphane Tonnelat, chargé de recherche au CNRS, raconte dans un livre la lutte du Collectif pour le Triangle de Gonesse. Un regard scientifique sur cette zone à défendre (ZAD) et un combat qui, selon lui, ont contribué à l’éveil de bien des consciences sur la nécessité de sauver les terres nourricières.

« Il n’y a que le Collectif pour le Triangle de Gonesse qui pense qu’il n’a pas été jusqu’à la victoire… Défaire un projet à 3 milliards d’euros (EuropaCity), c’est quand même remarquable ! » Le chercheur Stéphane Tonnelat vient de sortir un livre dans lequel il évoque le combat - toujours en cours - auquel les Français assistent depuis de longues années : celui d’un groupe d’irréductibles qui veulent sauver les terres agricoles du Triangle de Gonesse dans le Val-d’Oise, promises à l’urbanisation.
Mais l’auteur apporte un regard totalement neuf sur cette saga : il la dépeint en effet de l’intérieur, de son point de vue d’ethnographe. De cette étude rigoureuse, il fait émerger l’idée que le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) est devenu un emblème national de l’opposition à l’artificialisation des terres nourricières. Nous lui avons demandé pourquoi.




