Elle n’ouvrira plus. À Saint-Romain-le-Puy, la source Parot a définitivement fermé ses portes depuis quelques mois. Cette eau minérale emblématique de la Loire a été contrainte de cesser son exploitation le 1er janvier dernier. « Un gros coup dur », regrette le nouveau maire de la commune, André Gachet. En cause ? Une pollution aux PFAS, des substances chimiques. Dans ses analyses, l’Agence régionale de santé a détecté un taux de polluants éternels trop élevé par rapport à la norme européenne.
Comme le rapporte Ici Saint-Etienne Loire, l’Agence régionale de santé a contrôlé « un taux de PFAS de 46,8 nanogrammes par litre dans la source. Ce taux dépasse la limite établie à 30 nanogrammes depuis le 1er janvier pour les eaux minérales ».
Dans un communiqué le groupe Alma (auquel appartient Parot) a précisé que l’eau ne pouvait plus être exploitée même si elle ne présente pas de risque pour la santé. Cité par ICI, Fabrice Pouliquen travaille pour l’UFC Que Choisir sur les polluants éternels et précise qu’il n’existe pas « de danger immédiat à boire ces eaux. La vraie question avec les PFAS c’est l’exposition chronique, le fait d’en boire tous les jours rend cette eau dangereuse ». Avant de compléter : « On commence tout juste à s’intéresser à ces polluants éternels, et on découvre qu’ils sont présents dans la nourriture et dans l’air qu’on respire. Cela crée un effet cocktail qui est problématique ».
Depuis janvier 2026, l’Agence Régionale de Santé précise que « l’intégration des PFAS dans les programmes réglementaires de contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) est obligatoire, en application de la réglementation européenne. De façon volontaire le gouvernement a décidé de devancer cette échéance afin de rechercher les PFAS dès cette année 2025 ».

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