Il a décidé de tout dire. Ce jeudi 23 avril, Laurent Voulzy publie son autobiographie. Dans son livre, le chanteur de 77 ans révèle avoir souffert d’un cancer de la prostate diagnostiqué en 2016. « Il y a dix ans, on m’a diagnostiqué un cancer de la prostate. C’était juste avant Noël et le message que le médecin m’avait laissé sur mon téléphone portable n’était guère encourageant. J’ai attendu que les fêtes soient passées pour le recontacter, sans en parler à qui que ce soit. J’ai été pris en charge à temps en Angleterre. Et tout va bien », explique Laurent Voulzy dans les colonnes de Paris Match. Avant d’ajouter : « Je trouvais important de l’évoquer dans mon livre pour dire que l’on peut aussi s’en sortir ».
Cancer de la prostate : la forme la plus fréquente chez l’homme
Le cancer de la prostate est la forme de cancer la plus fréquente chez l’homme. Chaque année, il touche environ 60 000 personnes et il est à l’origine d’environ 8 000 décès d’après les chiffres de l’Institut Curie. Généralement, il se manifeste chez les hommes de 70 ans. Si l’âge est le premier facteur de risque, il peut également exister un facteur héréditaire.
« Les hommes dont le père ou le frère ont été porteurs de la maladie, en raison d’une prédisposition génétique liée à la mutation génétique BRCA2 (10 à 20 % des cas), auraient en moyenne trois fois plus de risque de la développer. Les antécédents de cancer du sein, de l’ovaire ou du pancréas liés à la même mutation du gène BRCA2 chez la mère doivent également alerter », détaille l’Institut Curie.
L’évolution de la maladie est très lente. Souvent, ce cancer avance masqué et de manière asymptomatique. Ce qui rend donc la maladie difficile à diagnostiquer. En France, aucune autorité de santé recommande le dépistage systématique du cancer de la prostate par dosage du PSA (antigène prostatique spécifique) chez les hommes sans symptôme. « Le bénéfice du dépistage du cancer de la prostate n’est pas clairement démontré : il n’est pas certain que ce dépistage permette d’éviter des décès liés au cancer de la prostate. Les deux plus grandes études scientifiques internationales présentent des conclusions contradictoires sur ce point », rapporte Ameli Santé.
Comme le précise Ameli Santé, il n’est pas possible d’anticiper quels cancers de la prostate vont devenir agressifs et qui nécessiteront un traitement de ceux qui vont évoluer sur plus de 15 ans. Certains peuvent donc se retrouver traiter ou opérer d’un cancer de la prostate qui n’aurait pas évolué.
Sources
Source 1 : « Dire que l’on peut aussi s’en sortir » : Laurent Voulzy évoque pour la première fois le cancer dont il a souffert, Le Figaro, 23 avril 2026.
Source 2 : Cancer de la prostate, Institut Curie.
Source 3 : Dépistage du cancer de la prostate, Ameli Santé, novembre 2025.

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