DÉCRYPTAGE - Une équipe de recherche internationale a repéré des altérations du microbiote intestinal, en lien avec la maladie. Ces résultats pourraient ouvrir la voie au développement de tests pour détecter les personnes à risque et préconiser des mesures de prévention.
Et si un simple prélèvement de selles permettait un jour de prédire la maladie de Parkinson des années avant les premiers tremblements ? Cette hypothèse vient de franchir une étape décisive, au moment même où le nombre de malades pourrait doubler d’ici à 2050, faisant de Parkinson la pathologie neurologique qui progressera le plus rapidement en France. Des chercheurs de l’University College of London, en collaboration avec l’INRAE, ont exploré une piste inattendue : nos intestins. En développant une nouvelle méthode d’analyse du microbiote, ils ont montré que certaines communautés de bactéries évoluent en fonction des stades de la maladie, ouvrant la voie à un dépistage précoce inédit.
Pour aboutir à cette conclusion, publiée dans la revue Nature Medicine, les chercheurs ont suivi et analysé le microbiote intestinal - c’est‑à‑dire l’ensemble des bactéries présentes dans l’intestin - d’une cohorte de 464 personnes du Royaume‑Uni et d’Italie, afin de caractériser ces altérations…

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