Alors que des PFAS ont été détectées dans les sources de deux marques d’eau minérale (Parot et Perle), mettant fin à leur exploitation, le ministère de la Santé s’empare du sujet des PFAS, ou polluants éternels, afin d’informer le public et de l’aider à réduire son exposition.
Le gouvernement assure ainsi que, s’il n’existe pas actuellement de moyen d’éliminer totalement les PFAS présents dans l’alimentation, l’eau, les sols et l’air, tout un chacun peut limiter son exposition par de petits gestes simples, à mettre en place au quotidien.
De l’usage d’antiadhésifs à celui des cosmétiques
Au niveau individuel, les conseils donnés par le ministère de la Santé, élaborés par la Direction générale de la santé, se déclinent en trois axes :
- à la maison : limiter son exposition passe par une aération quotidienne sufffisante (10min/jour au moins), l’usage fréquent d’un aspirateur avec filtre HEPA ou un lavage humide, et la limitation des textiles traités et des produits résistants à l’eau ou anti-tâches ;
- dans l’assiette : par une alimentation équilibrée et variée, l’usage de l’eau du robinet, la limitation des emballages et ustensiles en plastique ou antiadhésifs, au profit des contenants en verre, inox ou fonte ;
- sur la peau : la limitation des produits cosmétiques, en particulier ceux qui résistent à l’eau, en privilégiant ceux qui sont labellisés, et en privilégiant, pour l’usage ménager, le sproduits simples, conçus dans l’Union européenne.
Des périodes d’hypervigilance
Le ministère y ajoute une précision importante : il existe des périodes sensibles de la vie où il faut être encore plus vigilants et suivre d’encore plus près ces conseils, notamment durant la grossesse et la petite enfance.
Le ministère rappelle qu’actuellement, l’état des connaissances scientifiques indique qu’une exposition prolongée à certains PFAS peut avoir des effets néfastes sur la santé, notamment sur les systèmes immunitaire, digestif, endocrinien ou reproducteur. Certaines substances sont également considérées comme cancérogènes, ou potentiellement cancérogènes. Pour autant, difficile de prédire ce qu’il adviendra au niveau individuel selon son exposition.
« Réduire l’usage des PFAS et leurs rejets dans l’environnement, ainsi que limiter son exposition, constitue donc un enjeu de prévention pour toute la population », estime le ministère.
Une fiche pour les médecins questionnés par leurs patients
En plus d’une Foire Aux Questions pour celles et ceux qui souhaiteraient des informations plus détaillées, le ministère indique avoir conçu une fiche de synthèse à l’attention des professionnels de santé questionnés par leurs patients. Laquelle comprend un message que la Direction Générale de la Santé propose aux médecins ainsi interrogés, à l’attention de leur patient inquiet : « Il n’existe pas aujourd’hui de test permettant d’évaluer individuellement les risques sanitaires liés aux PFAS, ni de traitement pour les éliminer. Les autorités agissent pour réduire les rejets de PFAS dans l’environnement et l’exposition des populations. En complément, il vous est possible de réduire votre exposition personnelle par quelques gestes simples. » Et de renvoyer, donc, sur ces conseils destinés au grand public.

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