Quels sont les aliments les plus riches en phénylalanine ?

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 saumon, poulet, œufs, lentilles, noix, lait et céréales sur une table. © monticelllo / iStock / Getty Images Plus

La phénylalanine est un acide aminé essentiel au bon fonctionnement de l’organisme. Quels aliments privilégier pour en bénéficier ?

L'essentiel

Résumé par l’IA, validé par la Rédaction.

La phénylalanine est un acide aminé dont on parle peu. Pourtant, elle est indispensable au bon fonctionnement de notre cerveau, et nous en consommons tous les jours sans le savoir. Faut-il privilégier certains aliments ? Peut-on en manquer ? Y a-t-il des risques si on en consomme trop ? Éclairage de Vanessa Bedjaï-Haddad, diététicienne nutritionniste.

Définition : qu’est-ce que la phénylalanine ?

La phénylalanine est un acide aminé qui intervient notamment dans la production de neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur, la motivation et la concentration, comme la dopamine.

« C’est un acide aminé essentiel, c’est-à-dire que l’organisme ne peut pas le fabriquer », précise Vanessa Bedjaï-Haddad. En clair, elle doit obligatoirement être apportée par l’alimentation !

Dans quels aliments trouve-t-on le plus de phénylalanine ?

Bonne nouvelle : la phénylalanine est très facile à trouver dans l’alimentation. « On la trouve dans tous les aliments riches en protéines », indique la diététicienne. Il est très rare d’en manquer si l’on a une alimentation variée !

Les principales sources animales :

  • Les œufs,
  • Les viandes (dinde, veau),
  • Les poissons (saumon, thon, cabillaud),
  • Les produits laitiers (fromage, yaourt, lait).

Ces aliments apportent des protéines complètes contenant tous les acides aminés essentiels, dont la phénylalanine.

Les sources végétales intéressantes :

  • Le soja (tofu, tempeh),
  • Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots).
  • Les fruits à coque (amandes, noix, noisettes).
  • Les graines (sésame, tournesol).

Bon à savoir : certaines protéines végétales sont moins complètes. L’idéal est de les associer (par exemple céréales et légumineuses), pour couvrir tous les besoins en acides aminés !

Faut-il surveiller son apport en phénylalanine ?

Dans la grande majorité des cas, non. Comme indiqué ci-dessus, une alimentation variée et équilibrée suffit largement à couvrir vos besoins !

La phénylcétonurie, un cas particulier

Seul point de vigilance : la phénylcétonurie, une maladie génétique rare qui empêche de bien métaboliser la phénylalanine, alerte Vanessa Bedjaï-Haddad.

Dans ce cas :

  • L’accumulation peut devenir toxique pour le cerveau.
  • Un régime strict, pauvre en phénylalanine, est indispensable dès la naissance.

En dehors de cette pathologie, il n’y a pas de risque à consommer des aliments riches en phénylalanine.

Carence : peut-on manquer de phénylalanine ?

Vous l’aurez compris, c’est relativement rare. Une carence en phénylalanine peut survenir uniquement en cas :

  • De dénutrition,
  • De troubles du comportements alimentaires,
  • de régime très restrictif ou mal équilibré (notamment pauvre en protéines),
  • de certaines maladies digestives qui perturbent l’absorption des nutriments.

Les signes d’alerte : une fatigue, des troubles de l’humeur, une baisse de la concentration. En cas de doute, mieux vaut en parler à un professionnel de santé ! Un bilan nutritionnel peut être proposé. Et dans certains cas, une prise de sang peut aider à évaluer la situation.

Faut-il prendre des compléments alimentaires ?

Là encore, ce n’est pas nécessaire. Une alimentation équilibrée suffit à couvrir les besoins en phénylalanine.

Les compléments peuvent être envisagés uniquement :

  • En cas de carence avérée.
  • Sur recommandation d’un professionnel de santé.

Bon à savoir : l’autosupplémentation est déconseillée, d’autant qu’un excès d’acides aminés peut déséquilibrer l’organisme.

En résumé, la phénylalanine est indispensable, mais facile à trouver dans l’alimentation. Si vous mangez varié et équilibré, vos besoins sont couverts naturellement. Le plus important : garder une alimentation riche en protéines et diversifiée. Dans la grande majorité des cas, vous êtes déjà sur la bonne voie !

Sources

Entretien avec Vanessa Bedjaï-Haddad, diététicienne nutritionniste.

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